La colonne à Jicé : Moto2: 2019, année britannique…

10-03-2017 12:47 Jean-Claude Schertenleib

Qui n’a pas rêvé de choses plus ou moins sages en écoutant la voix suave de Jane Birkin nous rappeler que 69 était une année franchement érotique? Cinquante ans plus tard, en 2019, le peloton Moto2 connaîtra pour sa part sa première année britannique. On prend les paris?

C’est le secret le mieux gardé (enfin, presque…) du paddock. Un secret qui sera dévoilé dans deux semaines, à l’occasion du premier GP de la saison au Qatar. Ce secret? Qui fournira, dès 2019, les moteurs uniques pour la classe Moto2?

Comme toujours, des bruits divers ont couru ces derniers mois. Il y a ceux – nous en étions – qui croyaient savoir que la piste Triumph n’était qu’un vœu pieux de nos chers confrères britanniques. D’autres, beaucoup plus au fait des réalités économico-politiques de la course, étaient persuadés que c’est bien le nouveau géant européen KTM qui décrocherait la timbale ce qui, d’un seul coup, expliquait l’arrivée dès cette année – pour le moment comme simple fournisseur de châssis – des Autrichiens dans la catégorie. Des débuts prometteurs, on le sait depuis quelques heures…

Enfin, il y avait ceux qui riaient bien profondément et qui criaient à l’envi et à l’entour: «Vous ne comprendrez vraiment jamais rien à rien: pourquoi changer une formule qui gagne et qui a fait ses preuves, Honda va prolonger son contrat.»

Où en est-on de ces différents scénarios? Honda n’a pas besoin de la classe Moto2 pour faire parler de lui, ce d’autant plus que, depuis le début de la catégorie en 2010, le plus grand constructeur au monde n’a jamais à proprement «communiqué» sur son statut de fournisseur de moteurs dans la seconde catégorie la plus importante dans le monde des courses sur route.

KTM? La piste semblait bien sûr logique, mais du côté de Mattighofen, on a déjà pas mal à faire avec le projet MotoGP, celui qui recevra son baptême officiel des GP dans deux semaines (la wild card de Mika Kallio, à Valencia en 2016, ayant servie de mise en bouche).

Reste donc… Triumph. Les avantages du dossier? Un changement clair de philosophie avec l’apparition d’un trois cylindres en GP. Et, surtout, la présence d’un constructeur supplémentaire dans un package qui en compte déjà huit (Honda, Yamaha, Suzuki, Ducati, Aprilia et KTM en MotoGP, Mahindra et Peugeot en Moto3). Avec Triumph, cela fera neuf. Et on le saura officiellement trois semaines avant Pâques.

On prend les paris?

Stay tuned!

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Jean-Claude Schertenleib

 

 

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