Dominique Aegerter: « Nous valons le top 5 » 

21-04-2017 10:35 ExclusifJean-Claude Schertenleib

Dominique Aegerter espérait mieux qu’une 11e et une 14e place pour son retour chez Suter. Dans une interview exclusive, il parle de sa situation et de ses espoirs, sur ce circuit de COTA où il s’est toujours montré particulièrement à l’aise.

Dominique, le retour chez Suter est plus compliqué que vous ne l’espériez?

Nous avons effectué de très bons textes hivernaux, que ce soit à Valencia ou à Jerez de la Frontera. Alors, bien sûr, je m’attendais à me retrouver plus devant lors des deux premières courses.

Comment expliquer de telles performances?

On peut évoquer plusieurs explications. Techniquement, nous manquons encore d’expérience avec la Suter pour la comprendre sur la longueur d’une course; le potentiel existe, j’en suis convaincu, nous valons le top 5. Ensuite, personnellement, j’ai souffert au Qatar et en Argentine de mon manque de compétition, puisque j’avais terminé la saison 2016 bien avant terme, d’abord en raison d’une blessure (chute à l’entraînement en motocross), puis après ma mise à pieds lorsque j’ai annoncé que je quittais mon équipe d’alors.

Et le «Domi» qui était un loup en course s’est transformé en mouton?

La Moto2, c’est une guerre permanente. Que ce soit au Qatar ou en Argentine, les deux fois, j’ai pris le départ avec une combinaison neuve. Eh bien, je peux vous dire que quand on les regarde maintenant, tant rappées qu’elles sont, on a l’impression qu’elles ont une année complète derrière elles. Et je vous rappelle que je ne suis pas tombé!

Donc, pour se faire respecter, il faut être pleinement libéré dans sa tête?

C’est exactement cela, tout est question d’état d’esprit. Il faut certes mesurer sa prise de risques, mais il faut dans le même temps ne pas avoir trop de respects vis-à-vis de ces concurrents. Le niveau de la catégorie est plus élevé que jamais.

Et les braves observateurs spécialisés de MotoGP qui sont surpris par les performances de Zarco & Cie devraient plus s’intéresser à vous, comme vient de le rappeler Johann («on a plus parlé de moi en six tours de MotoGP, les premiers du Qatar, qu’après mes deux titres mondiaux. Regardez ce qui se passe dans les petites classes, ne les dédaignez pas», vient d’expliquer le Français en conférence de presse)?

C’est exactement cela, le niveau est extrêmement élevé. Alors oui, je suis loin encore de ce que je veux avec cette nouvelle moto, cette nouvelle équipe. Mais diable, ne parlons pas de crise!

Stay tuned!

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Jean-Claude Schertenleib

 

 

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