La colonne à Jicé: la guerre d’Espagne et l’arbitre de Tavullia

20-04-2017 22:30 ExclusifJean-Claude Schertenleib

Troisième des dix-huit GP de la saison 2017, celui des Amériques, sur le superbe circuit de COTA près d’Austin, prend déjà des allures de juge de paix. Même s’il parait incongru d’utiliser cette formule alors que la guerre est déclarée en Espagne entre Marc Marquez et Maverick Viñales.

Cette fois, on saura. Sur le circuit où Marc Marquez est invincible et jamais battu depuis qu’il a rejoint le calendrier du championnat du monde, Maverick Viñales pourra-t-il réussir la passe de trois? Obtenir la note parfaite? Débarquer en Europe avec un avantage plus que substantiel sur tous les autres?

Cette fois, on saura. Si Franco Morbidelli est capable d’aligner un troisième week-end de perfection en Moto2. Et si Joan Mir est bien un futur immense grand, dans la foulée de ses célèbres compatriotes? Troisième des dix-huit GP, un sixième donc du championnat du monde 2017 et, déjà, cette impression que les jugements de dimanche auront un côté définitif. A un point tel qu’on en oublie de parler de Jorge Lorenzo et de sa Ducati («le silenzio stampa serait la meilleure chose qui puisse nous arriver actuellement», souffle même un membre du team rouge). Ambiance...

Donc, la voilà, cette guerre d’Espagne qui n’a pas eu lieu au Qatar parce que les Honda ne valaient pas mieux que la quatrième place. Et qu’elle n’a pas duré longtemps en Argentine, parce que Marc Marquez est parti à la faute: «Je me sentais fort, mais nous n’étions pas prêts. Je suis certes tombé, mais j’étais alors en tête de la course avec 2 secondes d’avance sur mon premier poursuivant», rappelle le champion du monde en titre.

A ses côtés, Maverick Viñales ne bronche pas. Il sait très bien que sa formidable série va prendre fin un de ces prochains dimanches, mais le gaillard n’est pas pressé du tout: «J’adore ce circuit, il correspond à mon style, notre niveau technique est excellent. Alors oui, si je me donne à 100% dès la première séance d’essais libres, vendredi, je peux espérer battre Marc.» Lui infliger sa première défaite sur sol nord-américain, ce serait plus qu’un fait de course, ce serait déjà un événement.

Un événement que Valentino Rossi va observer en qualité de premier témoin. Ou de beaucoup plus? Et si, finalement, c’était lui qui sortait vainqueur de ce round américain? Lui qui a un compte à régler avec ce circuit de COTA? Lui qui dit, «c’est l’un des tracés les plus difficiles que je connaisse. Pour les hommes, pour les motos et pour les pneumatiques...» Lui qui, pour une fois, n’en dit pas plus, preuve irréfutable qu’il a compris qu’il y a des moments où il valait mieux se taire que braire.

Eclairagistes? Mettez toute la puissance de vos projecteurs sur les matricules 25 et 93, le numéro 46 vous en remercie d’avance!  

Stay tuned!

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Jean-Claude Schertenleib

 

 

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