Brivio : « Iannone ? Nous avons toute la patience nécessaire »

16-06-2017 21:15 Gregory Hellinx

La situation d’Andrea Iannone chez Suzuki est compliquée et pour s’en convaincre, il suffit d’avancer quelques chiffres : deux abandons en sept courses au Qatar et à Jerez, une septième place comme meilleur résultat en Amérique, deux dixièmes places en France et en Italie et deux seizièmes places en Argentine et e Catalogne.

Le pilote numéro de Suzuki totalise actuellement 21 points au classement général, soit 90 de moins que Mavrick Viñales, son prédécesseur au guidon de la GSX-RR qu’il a d’ailleurs du mal à faire oublier.

Suffisant pour certains pour parler d’un effet Viñales chez Suzuki comme auparavant il y avait eu un effet Stoner chez Ducati. Davide Brivio est revenu sur cette transition compliquée avec nos amis de GPOne.

« On parle d’effet Viñales chez Suzuki comme on parlait d’effet Stoner chez Suzuki et il ne fait aucun doute que Maverick est un des pilotes les plus rapides du championnat monde, mais l'année dernière, il a énormément travaillé sur la moto jusqu'à la porter à sa première victoire et pour cela, nous l’aurions gardé auprès de nous. En outre, Aleix, pendant les dernières courses de l'année, avait aligné ses performances sur celles de Viñales en luttant pour le podium à certaines occasions.

Ce sont des discussions de comptoir parce que vous pourriez avancer le même argument pour Honda avec Marquez ou dans le passé pour Yamaha avec Valentino. Ce dont vous avez besoin pour réussir, c’est un package composé d’une moto et d’un pilote, ils sont inséparables.

Il n'y a aucune raison pour laquelle nous ne pouvons pas répéter les résultats de l'année dernière, même avec Andrea, mais il y a des problèmes techniques qui nous en empêchent pour l’instant. Pour le moment, le pilote et la moto n’expriment pas leur propre et important potentiel.

J'ai lu qu’Andrea pourrait quitter Suzuki en fin d’année mais nous avons un contrat de 2 ans avec lui, il n'y a pas besoin d'en dire plus.

Je peux vous garantir que le département course au Japon travaillent dur. A Barcelone, ils nous ont envoyé deux autres techniciens pour l'électronique et pour tester un nouveau châssis afin améliorer le grip arrière. Ils essaient de répondre aux besoins d'Andrea.

L’épreuve que traverse Andrea est un chemin que doivent faire tous les pilotes pour s’adapter à la nouvelle moto. Rappelez-vous de Valentino ou Crutchlow quand ils ont quitté Ducati, ils ont mis un peu de temps pour s'habituer à leur nouvelle machine. C’est aussi le cas de Lorenzo cette année, bien qu'il ait fait le chemin inverse. Il y a un prix à payer. Nous avons toute la patience dont nous avons besoin. »

Stay tuned !

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Gregory Hellinx

 

 

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