Scott Redding : « la victoire au Qatar est ma première cible »

05/03/2013 18:37 Gregory Hellinx

Comme nous vous l’écrivions cet après-midi, c’est hier qu’avait lieu la présentation officielle de l’écurie VDS.

Bien entendu, l’occasion d’interviewer Scott Redding, sa figure de proue, était belle et nous ne l’avons d’ailleurs pas manquée.

Cinquième du défunt championnat, le Britannique est toujours à la recherche de sa première victoire en Moto2, mais plus que ça, c’est le titre qu’il visera en 2013.

Evidemment, nous avons encore tous en mémoire ses essais avec Ducati (lire ici) et le choix final de Borgo Panigale d’opter pour Andrea Iannone. Nous ne pouvions donc manquer d’aborder ce point avec lui.

Passé, présent et avenir de Scott Redding en championnat du monde, c’est par ici.        

GPi : Scott, quel est ton sentiment général après les premiers tests de la présaison?

J’ai un très bon feeling après ces six jours d’essais. Je n’allais pas à Valence pour terminer premier. J’allais là pour essayer des choses et revenir en me sentant bien sur la moto, ce que nous avons fait, tout en enregistrant un chrono raisonnable.

A Jerez, l’objectif était d’aller chercher quelque chose en plus et trouver de la vitesse, ce que nous avons également réalisé. Nous avions des choses à mener à bien et c’est ce que nous avons fait, je suis donc content.

GPi : D’après Michael Bartholemy, vous avez essayez beaucoup de choses différentes sur la Kalex. Tu as trouvé quelque chose d’intéressant?

Effectivement, à Valence nous avons essayé énormément de choses parce que c’était le premier test et que nous voulions évacuer certaines questions. Nous avons continué notre travail à Jerez et lors de la dernière séance sur le sec, nous avons pu intégrer le top3, à 5 dixièmes du leader. Le travail a payé, même s’il n’est pas terminé.

GPi : Tu as pointé Espargaro comme étant ton principal adversaire, y en a-t-il d’autres sur qui tu vas garder un œil ?

Je suis en effet persuadé que Pol Espargaro sera mon principal adversaire mais j’aurais également gardé un œil sur Tom Lüthi. Malheureusement le Suisse est maintenant hors-jeu. Sinon, il y a Simon qui, à mon avis, devrait avoir du répondant sur certains circuits et il en va de même pour Nico Terol.

Les tests sont toujours faciles parce que vous disposez de trois jours pour apprendre comment aller vite sur le circuit et pour régler votre moto mais aussi parce qu’on sait que les moteurs ne sont pas officiels et que chacun fait un peu comme il le veut.

Mais bon, je sais que mon principal adversaire sera Pol Espargaro. Il est rapide et il a un bon rythme.

GPi : Quelle est la qualité principale pour être champion du monde ?   

Selon moi, ce qui compte vraiment, c‘est la régularité. Même si vous n’êtes pas celui qui gagne le plus souvent, l’important c’est d’être sur ou proche du podium à chaque week-end. Chaque dimanche, vous essayez de vous battre pour la victoire mais il faut être capable de se contenter de moins si c’est tout ce que vous pouvez aller chercher.

GPi : 2013 sera ta dernière saison en Moto2 ?  

Je voudrais réaliser une grosse saison et me battre pour le titre jusqu’au bout mais même si ce n’est pas possible, en 2014, j’aimerais pouvoir franchir le cap et monter en MotoGP avec une bonne équipe et sur une bonne moto.

GPi : L’option CRT ne te tente pas ?

Très sincèrement, pour le moment non ! Ce n’est pas mon style et pour moi, ce n’est pas du MotoGP. Quand je pense à la catégorie reine, je rêve d’être opposé à des pilotes comme Lorenzo, Pedrosa ou Rossi. Je rêve de pouvoir faire ce que Marquez fait en ce moment et ce n’est pas avec une CRT qu’on peut y arriver.

GPi : Tu as été proche de signer avec Ducati mais au final, tu es resté une saison de plus en Moto2 pour te battre pour le titre. Une bonne décision ?

Nous avons pris cette décision ensemble parce que dans ces conditions, le passage ne m’aurait peut-être pas été vraiment profitable (lire ici l’avis de son team manager). Et puis, comme je l’ai dit avant, je n’ai pas envie d’arriver en MotoGP et me battre pour la dixième position. Je voudrais, comme d’autres avant moi, pouvoir me battre pour le top 5 et même pour le podium et c’est évident qu’en l’état, avec la Ducati, ça n’aurait pas été possible.

Nous avons longuement réfléchi mais je n’ai que 19 ans et il n’y avait donc rien de pressant. Nous avons préféré essayer de réaliser une grande saison en 2013 et puis, si j’arrive à convaincre, il se peut que l’une ou l’autre opportunité d’obtenir une bonne moto se présente.    

GPi : Ton souhait le plus cher ? Une première victoire en Moto2 ?

Oui, sans aucun doute et j’ajouterais même que je voudrais gagner la première course. Lorsque j’aurai gagné mon premier Grand Prix, je saurai que je suis capable de le faire. Alors, au plus vite ça arrivera, au mieux ce sera.

Je sais que j’en suis capable mais je n’ai pas encore gagné alors si j’y parviens, je pourrai évacuer cette question de mon esprit. La victoire au Qatar est ma première cible   

Stay tuned !  

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Photo : Marc VDS Racing Team

Gregory Hellinx

 

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