Robin Mulhauser, le plus méconnu des francophones : objectif, les points!

Lundi 9 mars a eu lieu une séance de travail du team Interwetten-Technomag à la soufflerie de Genève. Nous avons pu y rencontrer Dominique Aegerter et Robin Mulhauser, et, plutôt que de faire un Nième reportage sur la soufflerie dirigée par le professeur Haas, nous avons préféré cette fois interroger les deux pilotes suisses qui ont, tout de suite et très gentiment, accepté de répondre à nos questions.

Après Dominique Aegerter, voici venu le tour de Robin Mulhauser, sans doute le plus méconnu des pilotes francophones.

Cette discrétion, il la doit avant tout à ses débuts tardifs en motocyclisme (Pocket Bike à 15 ans) et à son parcours majoritairement effectué en Allemagne, que ce soit avec sa 125cc Honda ou, plus tard, au guidon de sa Yamaha R6, avant de passer deux années en Championnat d’Europe Superstock 600.

Le Fribourgeois né le 7 novembre 1991 effectue sa première saison Moto2 l’année dernière, après avoir remplacé Randy Krummenacher, blessé, au Grand Prix d’Aragon 2013, déjà au sein du team Technomag. Le garçon est franc, souriant, ouvert et sans complexe.

GP-Inside : Robin, tu as fait ta première saison complète en Moto2 l’année dernière. Que t’a-t-elle apporté et dans quels domaines as-tu progressé?

Robin Mulhauser: « Je pense que j’ai progressé un peu dans tous les domaines. Par exemple, en endurance, car au début, tu veux aller vite et tu te fatigues beaucoup sur la moto. J’ai également progressé au niveau mise au point de la moto car je n’en avais aucune idée. En Championnat d’Europe, j’avais un mécanicien et là, l’année passée, j’avais quatre personnes autour de moi, des ingénieurs qui viennent demander des infos, etc. Donc, au début… Wahou, c’est difficile (rires)!
Il est difficile de dire sur quel point exact j’ai progressé, c’est plutôt sur un ensemble, un peu sur tout.
Après, ce qui me manque encore, par rapport à mes coéquipiers, Luthi et Aegerter, c’est l’expérience. Par exemple, eux, c’est peut-être la 10ème fois qu’ils vont à Phillip Island, moi c’était la première fois. »

GP-Inside : Justement, tu as progressé et tu as aussi pu te comparer à ton coéquipier, Dominique Aegerter; quels sont ses points forts, par rapport à toi?

Robin Mulhauser: « Dominique a un style de pilotage spécial. Au freinage, c’est là où il est le plus fort; il freine très très fort et très très tard! Plus tard que tout le monde, je pense. Luthi, lui, c’est plutôt les passages en courbe et les sorties de virage , là où il est vraiment fort. Deux styles vraiment différents. »

GP-Inside : Donc cette année, après une année d’expérience et avec deux coéquipiers qui te montrent, chacun dans leur domaine, là où on peut aller plus vite, quels sont tes objectifs?

Robin Mulhauser: « L’année dernière, à Valence, j’ai fini à la 17ème place après avoir longtemps été 14ème. Le but est donc de repartir sur cette bonne lancée de la dernière course et de ne plus jouer, comme l’année passée, entre les 20èmes et 30èmes places mais plutôt entre 10 et 20, et le plus possible dans les points. L’objectif est donc de marquer au moins un point dès le Qatar. Ce qui ne sera pas facile puisque tout le monde, de l’année passée, est resté dans la catégorie, même le champion du monde! Le niveau sera donc un cran au-dessus et il va falloir travailler encore plus dur pour battre ces gars, mais je pense que c’est possible; maintenant, j’ai une année d’expérience et il faut se sortir les pouces (rires). »

GP-Inside : Au niveau des circuits, tu as une piste favorite?

Robin Mulhauser: « J’aime bien Austin. Ce n’est pas forcément là où je suis le plus vite, mais la piste est incroyable; c’est la plus longue du calendrier, c’est là où il y a le plus de virages, 20 virages, avec des lents en première et des enchaînements rapides. Physiquement et techniquement, elle est géniale, j’adore cette piste!
Valence, c’est là où j’ai été le plus vite l’année passée, mais ce n’est pas forcément la piste que je préfère le plus. »

GP-Inside : Existe-t-il des pistes que tu appréhendes?

Robin Mulhauser: « A Phillip Island, le cadre est extraordinaire mais ça s’est écourté pour moi l’année dernière; j’ai pris deux chutes le vendredi, à 215 km/h, donc ce sera un peu difficile cette année (rires). 
En Malaisie, j’appréhende la chaleur qui y règne, d’autant que l’année dernière, j’y ai été malade et n’ai pas roulé.
J’appréhendais aussi Donington, car je ne la connais pas, mais, finalement, on n’y va pas (rires). »

Stay tuned !

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