Aprilia en step 1 avec la RS-GP et toujours au niveau zéro avec Melandri

C’est la dernière ligne droite pour les préparatifs d’une saison 2015 qui commencera le 29 mars sur le même tracé où les derniers tests de cette intersaison reprendront dès ce week-end. Le circuit de Losail au Qatar va allumer les projecteurs sur une campagne qui s’annonce indécise, un éclairage au sens propre comme au figuré puisque les premières joutes se feront en nocturne. Parmi les protagonistes, il y aura une usine Aprilia qui fera ses débuts à ce niveau de la compétition. Noale s’attend à gravir une immense dune avant le premier oasis de résultat et espère ne pas prêcher dans le désert, tout en souhaitant ne pas trop souffrir d’un grain de sable appelé pour l’instant Marco Melandri.

Pour que le MotoGP ne reste pas qu’un mirage, Aprilia aura besoin de choix clair. Le patron de la compétition Romano Albesiano en a déjà fait un. Celui du modèle avec lequel s’en iront au front ses troupes dans un premier temps. Lors des escapades à Sepang, deux versions de la nouvelle RS-GP avaient été proposées. Une « step 1 », proche émanation de la synthèse entre la ART de feu le CRT et la toujours actuelle RSV4 du WSBK. Puis une « step 2 » qui commençait à sortir des sentiers battus. Un dernièr opus qui n’a guère enchanté le tandem italo-espagnol. Ce dernier a eu beau être soumis au jugement de Michaël Laverty ensuite, il n’est pas pour autant revenu en grâce. Il ne sera donc pas du voyage au Qatar : « nous avions apporté la « step 1 » lors de Sepang 2 avec quelques éléments de la « step 2 » et définitivement, c’est sur le premier choix que nous nous sommes déterminés » a commenté Albesiano. « Son équilibre général est très bon. On n’a sans doute pas pu progresser comme on l’aurait souhaité avec la deuxième moto, mais ce n’est pas grave car nous avons une excellente base de départ. »

« Nous travaillerons sur cette base en détail, avec notamment un réservoir plus important car nous sommes trop juste en consommation. Nous allons nous préparer en conséquence et nous jeter dans la bataille. Je sais qu’il nous faudra bien trois ans pour avoir une moto vraiment compétitive. Actuellement, il semble que nous bénéficions d’une bonne maniabilité et que nous souffrons un peu en sortie de virage et dans les lignes droites. C’est normal, nous avons moins de puissance que les autres, mais nous devons aussi nous concentrer sur notre électronique pour palier ça. Et puis notre transmission « seamless » est toujours à l’essai. Pour tout dire, je serai heureux que l’on se situe entre la dixième e la quinzième place cette année.  »

Maintenant, Aprilia a un autre problème. Il est humain et il s’appelle Marco Melandri. L’ancien du Superbike et d’un team Gresini qu’il retrouve aussi n’est toujours pas à la hauteur de la situation : « Marco n’a toujours pas trouvé la confiance nécessaire » analyse le patron. « On a pourtant essayé beaucoup, beaucoup de choses ! On a amené une RSV4 de Superbike pour qu’il retrouve la confiance avec une moto qu’il connaît mais ça n’a pas été concluant. Sans doute à cause des Bridgestone alors qu’il est habitué aux Pirelli. De fait, on reste en souffrance. Peut-être a-t-il besoin d’une nouvelle piste pour se faire une autre idée. » Pour tout dire, il aurait intérêt…

Stay tuned !

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Source: crash.net

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