Chez Red Blue Motorbikes, on achève bien les Moto2!

On achève bien les Moto2. Ou presque.

Plus sérieusement et plus concrètement, on mesure la rigidité structurale des composants, en flexion et en torsion, de leurs principaux composants, cadre, bras oscillant, fourche, etc, à l’aide de machines dignes de l’Inquisition.
Ce n’est certes pas nouveau, mais c’est peut-être la première fois que des photos sont publiées.

Le « On » s’appelle Red Blue Motorbikes, une société d’ engineering basée à Lugano, dans le Tessin Suisse, qui a déjà construit sa propre Moto2, la TiMoRe 609.

Cette structure s’occupe de recherche et développement dans secteur de la moto et plus particulièrement dans celui de la moto de course (Voir www.rbmb.ch) en collaboration avec les écoles polytechniques et les universités helvétiques (y compris l’université de Padova pour ce qui concerne spécifiquement la dynamique de la moto et sa simulation).

Dans sa démarche d’analyse, Red Blue Motorbikes ne se contente donc pas de tester la raideur d’un châssis de Moto2, mais étudie également, entre autre, les flux aérodynamique dans la boîte à air Honda, procède à l’analyse thermographique des radiateurs, radiographie le bras oscillant en carbone et effectue du « Reverse Engineering » avec un scanner 3D.
Bref, de quoi acquérir beaucoup de données pour comprendre et optimiser ce qui se passe réellement sur une Moto2 « classique », là où seuls les petits détails peuvent faire une différence dans une catégorie presque monotype.

Parallèlement à ces analyses, RBMB a acquis une moto avec suspension avant à bras oscillant, en l’occurrence une  Vyrus, afin de travailler en plusieurs étapes sur un projet nommé SMART-TRIM.
La première s’est achevée en 2014 avec la réalisation du system anti-tangage APS et la dépose de brevets. Actuellement, RBMB se concentre sur un dispositif aérodynamique « intelligent » appliqué au bras oscillant avant.

Renzo Pesciallo, chef des projets Red Blue Motorbikes, suit avec le plus grand intérêt les projets novateurs en cours dans l’hexagone, que ce soit la Geco d’Eric Offenstadt, la Metiss de Jean-Bertrand Bruneau ou la TransFiormers de Christian Boudinot : « Notre engineering est très intéressée au marché français de la moto de course vu, entre autre, notre collaboration étroite avec l’école polytechnique de Lausanne et l’école d’ingénieur d’Yverdons-les-bains. Plusieurs de nos collaborateurs sont francophones et une collaboration de recherche et/ou développement avec un constructeur ou un team français, serait un projet très motivant. »

Plus orienté vers la « recherche&développement » que vers l’exploitation en compétition, il est important de préciser que RBMB n’a rien à voir avec l’engagement, cette année, d’une Moto2 Vyrus en CEV.

Photos : RBMB

Stay tuned !

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