Tests au Qatar : chez Aprilia la RS-GP fait à peine mieux que la ART

C’en est donc fini de l’intersaison 2015 et c’est une averse en plein désert qatari qui a mis un terme aux travaux préparatoires. La prochaine échéance du MotoGP avec la piste de Losail sera la bonne puisque ce sera le lancement de la saison à la fin du mois pour le désormais traditionnel Grand Prix nocturne. Reste que pour Aprilia, nouveau venu dans la catégorie reine, la nuit est permanente depuis que que la RS-GP a été envoyée au front. Romano Albesiano, le patron sur la piste, va devoir coacher et Alvaro Bautista devra avoir un moral d’acier. Car ce n’est rien de dire qu’il y a du pain sur la planche.

Le pilote Espagnol qui roulait dans le même team Gresini l’an dernier avec une Honda RC213V constate que les années se suivent et ne se ressemblent guère. Le voilà certes à présent pilote d’usine, mais officiel d’un blason de Noale où tout est à construire. Il estime que la marque n’a seulement parcouru que 30% du chemin qu’il lui reste encore à faire alors que l’homme orchestre Albesiano s’est armé d’une patience de trois ans avant d’espérer connaître une quelconque satisfaction. Certes.

Mais comme si cela ne suffisait pas, voilà que que d’autres soucis viennent s’ajouter aux problèmes quotidiens de la mise au point. C’est d’abord un Marco Melandri en manque d’envie qui traîne sa misère en fond de classement à chaque séance parcourue. Au Qatar, l’Italien a gardé sa cuillère de bois avec, en plus, un rhume carabiné qui ne l’a pas arrangé. Vingt sixième à 3s075 du meilleur temps, il rend sept dixièmes à son équipier qui pointe vingt quatrième. Pas de quoi pavoiser, mais il y a pire.

Le pire est que celui qui s’est intercalé entre ce binôme n’est autre que le vétéran Alex De Angelis, vingt cinquième, à un peu plus de un dixième de la RS-GP de Bautista. Avec quoi ? Avec une antique ART de feu le temps du CRT engagé par un team Ioda qui se félicite de survivre à chaque jour qui passe. De quoi plomber le moral. Mais Albesiano tient bon : « nous avons à présent défini la version de base de la RS-GP que nous utiliserons. C’est une synthèse de tous les travaux que nous avons effectué jusque là. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous en terme de réglages, de gestion du moteur et du freinage, de programmes électroniques, de châssis. Je suis heureux de nos progrès en terme de performance et de fiabilité. Nous avons besoin de temps et de travail. Et c’est exactement pour ça qu’on est là. »

Stay tuned !  

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