Avant le Qatar Fabio Quartararo annonce la couleur

Dès jeudi, le tracé de Losail ouvrira les hostilités de son Grand Prix du Qatar et, par la même occasion, lèvera enfin le voile sur une saison de MotoGP dont attend beaucoup. Car, au vu de la physionomie offerte par les tests de l’intersaison, il semble nous être promis de la bagarre à tous les étages. Le Moto3 n’échappe pas à cette attente, et ce d’autant plus que la catégorie n’a pour le moment aucun patron déclaré. Mieux, elle a fait preuve d’originalité en promettant comme favoris ne plus ni moins qu’un débutant encore âgé de 15 ans. Et Français qui plus est. Un premier avril anticipé ? Fabio Quartararo nous assure pourtant qu’il est déjà un gros poisson. 

En pleine veillée d’armes et alors que des noms comme Marc Marquez et Valentino Rossi n’hésitent pas à dire tout le bien qu’il pense déjà de lui, celui qui est aussi double champion d’Espagne de Moto3 ne semble pas souffrir de la moindre pression. Pourtant, tous les projecteurs sont braqués sur lui. Mais le tricolore l’assure, il est imperméable à cette pression : « je suis très détendu » assure-t-il. « L’an dernier, pour la saison en Espagne, j’étais un peu plus nerveux en entame de saison, même si je n’avais pas de pression particulière. C’est différent cette fois. Je suis calme et déterminé. Je suis vraiment serein. » 

Et d’ailleurs, comment la voit-il cette première campagne en championnat du monde ? « J’espère avant toute chose avoir un bon niveau et vivre de grandes batailles. C’est le genre de scénario que l’on a vu l’an dernier à Brno et au Mugello et c’était assez dur. C’est quelque chose qui m’a manqué en 2014 en Espagne. Gagner après avoir remporté des duels, c’est plus grisant que de rouler seul du début jusqu’à la fin. Je suis impatient de me mesurer au gratin mondial. » Sa force sera donc en enthousiasme et sa fraîcheur. Mais sa faiblesse ? « Ce sera d’apprendre les nouveaux circuits et s’y adapter le plus vite possible. J’ai commencé à apprendre les nouveaux tracés grâce aux jeux vidéos, ça me donne une idée. Je m’attends à souffrir à Brno et à Austin où il faut vraiment avoir un rythme rapide et régulier dans les enchaînements de virages. Sinon, je pense que l’Argentine correspondra bien à mon style. Et puis il faudra bien faire sur les tracés espagnols que je connais. » 

Maintenant, il n’a pas caché son jeu durant une intersaison où il voulait se présenter d’entrée à ses adversaires : « je voulais vraiment me mesurer aux pilotes mondiaux durant les tests. Je voulais montrer que je pouvais être rapide et devant eux. Ceci dit, je ne m’attendais pas à aussi bien car j’avais trouvé Jerez difficile l’an passé. Et j’y avais lourdement chuté lors d’une séance d’essais. Cette fois, lorsque j’ai vu mon chrono de 1’45.580, je n’y croyais pas moi-même. J’ai roulé fort, mais pas à la limite. La clé, c’est la confiance. J’ai bien travaillé sur les suspensions et avec les pneus usés. Mais par dessus tout, nous avons une bonne base de réglage qui nous permet d’envisager de manière positive le Grand Prix du Qatar. » Avec Fabio, il n’y aura donc pas de round d’observation.

Stay tuned !

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Source: motomatters

 

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