Qatar, QP : Sam Lowes sans Kalex et sans complexe

Retour sur la fin de saison 2014 en Moto2. L’ensemble des pilotes du plateau ne jure plus que par un châssis Kalex qu’il faut absolument trouver pour la future campagne 2015. C’est la solution pour espérer jouer un jour le titre mondial dans la catégorie. Les carnets de commande de l’enseigne allemande explose pendant que celui du Suisse Suter, le nom des premières heures de la discipline, reste vide. Après des pneus uniques et un moteur standard imposés par le règlement, voici que les faits installent le monopole de Kalex. Oui mais voilà, depuis le début de l’année, c’est une SpeedUp jusque là anonyme qui mène les débats. De quoi faire passer le revirement technique Kalex de la grille de départ comme un délire collectif. 

Comme quoi, il n’y a guère de vérité absolue. Sans doute l’affirmation de la glorieuse incertitude du sport. C’est bien une SpeedUp, une seule et unique, qui mène les débats actuellement en Moto2, avec un pilote Sam Lowes au style de pilotage enlevé qui le fait passer pour un chien dans un jeu de quilles. Comme Crutchlow, qui n’est pas plus un tendre, c’est un champion du monde de Supersport. Il est arrivé l’an passé dans le milieu et revendique surtout comme bilan pour ses débuts le record du nombre de chutes. 

Mais aujourd’hui, tout est différent. L’aîné d’un frère Alex qui officie en Superbike aux côtés de Randy De Puniet sur une Suzuki reste sur ses roues et en haut de la feuille des temps. Sa SpeedUp a changé de suspensions et de visage. Pour le premier Grand Prix de l’année au Qatar, il a confirmé les bonnes dispositions entrevue durant cette intersaison en décrochant, avec tout de même trois dixièmes sd’avance, sa première pole-position. Tout ça, en vue, bien sûr, de rouler vers sa première victoire. Mais Sam Lowes garde la tête froide et sait que rien ne sera facile. Son principal adversaire ? Non, pas Johann Zarco. Mais plutôt le champion du monde en titre Tito Rabat. 

« Rabat est l’homme qui a toujours été le plus fort en fin de course » commente ainsi l’Anglais. « Je ne suis pas stupide. Si vous vous rappelez des courses de l’an dernier, c’était son point fort. Je vais rouler avec lui et l’observer pour comprendre où nous en sommes. A partir de là, j’aviserai. Les six ou sept premiers tours seront importants, car beaucoup de pilotes seront dans le rythme. Si je prends un bon départ et que j’arrive à prendre mon rythme en me portant en tête, alors le podium sera envisageable. Je ne m’imagine pas prendre la poudre d’escampette car les autres sont très rapides. Mais j’ai un bon rythme alors la victoire est aussi l’objectif. On peut voir les choses de deux manières différentes : je ne sais pas quoi attendre de mes adversaires, mais ces dernièrs ne savent pas quoi attendre de moi. » 

Et c’est vrai qu’un Sam Lowes a ce niveau ne s’est encore jamais vu. Alors, le secret ? « L’an dernier, les chronos n’étaient pas mauvais en soi, mais j’avais moins d’informations sur les pneus, la moto, et je n’avais pas autant de confiance qu’aujourd’hui. Tout s’est mis en place progressivement et maintenant je roule avec plus d’aisance. Je comprends mieux la moto. » Plus qu’une Kalex, il faut donc une bonne tête pour réussir en Moto2. 

Stay tuned !

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