Les exclusives de GPI : Dominique Aegerter veut jouer le top5 en 2012!



Dominique Aegerter s’apprête à disputer sa troisième saison en Moto2. Après avoir conclu 2010 en quinzième position, le jeune bernois connaissait une meilleure saison 2011 puisqu’il la terminait au huitième rang de la hiérarchie mondiale.

Pourtant, il lui aura encore manqué un peu de constance pour pouvoir aller titiller l’autre Bernois, Tom Lüthi, cinquième du classement général.

Qu’à cela ne tienne, Dominique Aegerter a conclu 2011 sur une note extrêmement positive puisqu’il obtenait, lors du dernier Grand prix de la saison, à Valence, le premier podium de sa carrière.

Nous avons pu le rencontrer avant son envol pour les premiers essais de la saison afin d’évoquer, avec lui, une dernière fois 2011 et dresser la liste de ses attentes pour cette nouvelle saison.

GPI : Lors de la dernière course de la saison, à ton arrivée dans le parc fermé, ton équipe t’a accueilli ciseaux à la main. Quel était le pari ?

DA : En fait, c’est un deal que j’avais avec mon père. J’ai laissé pousser mes cheveux et nous avions conclu que lorsque j’obtiendrais mon premier podium en championnat du monde, il aurait le droit de me les couper. Et comme vous avez pu le voir, il ne l’avait pas oublié et il n’a pas attendu très longtemps avant de s’exécuter (rires)

Tu as terminé 2011 en huitième position, ton meilleur résultat, peux-tu nous parler de ta saison ?

Le début d’année, lors des tests, a été un peu difficile, parce que j’ai connu plusieurs crashs. Ensuite, après la première partie de la saison, j’ai de nouveau connu des moments difficiles à cause des conditions climatiques lors des courses. Il y a eu deux ou trois Grand Prix disputés sous la pluie où je n’ai pas été très rapide et j’ai même chuté à Barcelone. Mais après ça, avec l’équipe, nous avons trouvé le bon set-up sur la moto et j’ai gagné en confiance. Grâce à ça, j’ai pu remonter vers le top 10. Malgré de mauvaises qualifications, j’ai souvent réussi à prendre de bons départs et à disputer de bonnes courses.

Huitième, c’est bien mais tu as certainement envie de plus. Si dois faire un choix, que voudrais-tu importer de 2011 en 2012 et au contraire que voudrais-tu effacer ?

(Rires) ça ne fait aucun doute que j’aimerais commencer 2012 comme j’ai terminé 2011, parce que je voudrais montrer à tout le monde que je suis capable de me battre pour le podium. Pour ça, je me suis entraîné très dur en hiver afin d’être prêt pour les tests de la présaison. Par contre, je vais devoir améliorer mes chronos en qualification et ainsi ne plus être contraint de partir de trop loin sur la grille de départ.

Concrètement, quels sont tes objectifs pour la saison prochaine ?

Le premier, comme dit avant, ce sera de me qualifier convenablement mais aussi d’ajouter de la régularité à mes prestations. Si j’y arrive, alors je pense que je pourrai jouer le top5, ce qui est mon objectif.

Parlons deux minutes de ton ex équipier, Kenan Sofuoglu. En 2010, lorsqu’il est arrivé en Moto2, beaucoup de gens pensaient qu’il serait la révélation de la saison. Au final, le voilà reparti en Supersport sans jamais avoir réussi à convaincre. Quel est ton point de vue sur cet échec ?

Lorsqu’en 2010, il est arrivé en Moto2, la moto était parfaite pour lui et il n’avait aucune pression sur les épaules. Il a alors fait deux superbes courses. Cette saison, par contre, les motos se sont améliorées et les chronos se sont abaissés. Lui n’a pas été en mesure de suivre le mouvement. En Moto2, nous avons tous plus ou moins la même moto et les écarts sont parfois minimes alors, vous devez travailler avec le team et être toujours à 110% de vos capacités et ça, il n’y est peut-être pas toujours arrivé.

Sofuoglu en 2011, Rolfo en 2012. Connais-tu déjà l’Italien et que penses-tu de son arrivée ?

Dans cet article

S’abonner
Notification pour
0 Commentaires
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires