Hervé Poncharal : « Le MotoGP change et ce n’est ni mieux, ni moins bien qu’avant, c’est juste différent »



C’est maintenant officiel, les pilotes du Moto2 et du Moto3 ne pourront plus venir sur les Grands Prix avec leur camping-car.

A première vue, la réaction qui nous venait d’abord à l’esprit était de dire que le MotoGP était en train de perdre son âme. Toutefois, nous devons également tenir compte d’autres paramètres comme, la nécessité de place pour le matériel technique, le matériel de retransmission des courses, les hospitality…

Dès lors, quoi de mieux qu’interroger Hervé Poncharal, en sa qualité de président de l’IRTA (The International Roadracing Teams Association), pour recueillir son avis sur la question.

Hervé Poncharal : « Le MotoGP change et cette mesure a été prise pour répondre à ces changements. Certains diront que de telles décisions dénaturent la discipline mais ce n’est pas tout à fait la vérité.

En effet, nous étions confrontés à un gros problème de place car le paddock n’est pas extensible. Par contre, les catégories elles, elles ont vu leur nombre de participants augmenter sensiblement. Une trentaine de Moto3, idem en Moto2 et 21 MotoGP.

Parmi les pensionnaires incontournables du paddock, il y a les camions toujours plus nombreux des écuries, qui déplacent maintenant beaucoup plus de matériels et d’ingénieurs pour répondre à l’évolution de l’électronique, les camions des partenaires techniques du MotoGP, comme Dunlop ou Bridgestone, des écuries, comme Öhlins…, des pilotes et puis bien entendu il y a également le matériel de retransmission des Grands Prix amené sur place par la Dorna.

C’est vrai qu’on peut trouver les hospitality démesurées, puisqu’elles occupent parfois 200 mètres carrés, mais c’est le centre névralgique des écuries. Les pilotes y mangent, on y tient nos réunions, on y invite nos partenaires, on y donne nos interviews…

Avant les hospitality, c’était une tente à côté du box mais ce temps est loin derrière.Le MotoGP change et je pense que ce n’est ni mieux, ni moins bien qu’avant, c’est juste différent. On doit s’adapter à la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui ».

Les propos d’Hervé Poncharal sont difficilement contestables puisque remplis de bon sens, mais il faut juste espérer que cette mesure n’alourdira pas encore le budget des pilotes qui, comme on a pu le constater, ont de plus en plus de mal à réunir des fonds pour rouler…stay tuned !

Photo : Stéphane Meyers

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