Sam Lowes: électricien en 2009 vainqueur en Grand Prix en 2015



Sam Lowes est un cas à part dans le peloton du Moto2. Il est de ces Britanniques rugueux sortis de la tourbe des championnats locaux et dégrossis à la serpe en mondial Supersport. Ce qui nous fait des guerriers sans beaucoup d’état d’âme mais aussi entier et dur au mal. La peur n’est pas leur quotidien et ils sont anxiogènes pour leurs mécaniciens qui les adorent lorsqu’ils restent sur leurs roues. Car dans ce cas, généralement, la gloire n’est jamais loin. Celle-là même que l’Anglais a touché à Austin, au terme d’un week-end où il est tombé trois fois. 

Les chutes, Sam Lowes, ça le connaît. L’an passé, il a été celui qui est tombé le plus de fois de tous les pilotes engagés en Grand Prix. Lors de l’intersaison, il a martyrisé un cuir qui s’est encore durci au Qatar, première épreuve de la saison. Mais cette année, il est aussi très véloce. Avec lui, c’est tout ou rien, et cet expert en choc thermique explique pourquoi il vérifie plus souvent qu’à son tour les lois de la physique : « effectivement, je tombe beaucoup. J’ai souvent des accidents mais j’ai aussi parcouru un grand chemin en un temps très court. Alors je fais des erreurs. En 2009, j’étais un électricien pendant que tous mes rivaux actuels limaient les circuits en Moto3. Cela explique les choses. C’est dur d’apprendre les tracés et je n’en suis qu’à ma seconde année. Au Qatar, j’étais déjà plus rapide d’une seconde par rapport à l’an passé. Si ça se passe comme ça chaque week-end alors ça devrait bien aller ! » 

Sam Lowes, qui a aussi été entre-temps un champion du monde Supersport millésime 2013, a également une moto Speed Up qui s’est tout autant métamorphosée : « il y en a seulement trois sur la grille de départ. Je crois beaucoup en cette moto et en mon équipe. Nous en sommes arrivés là à présent et c’est vraiment bon d’avoir ces sensations qui, je l’espère, se poursuivront tout au long de la saison. A Austin, j’ai vraiment craqué dans le tour de décélération et j’ai pleuré aussi fort que je le pouvais pour ne plus rien paraître de retour dans la pit-lane ! C’est un grand poids qui a été enlevé sur mes épaules car déjà, au Qatar, je pouvais gagner. Là, j’ai été prudent jusqu’à six tours du but avant d’imposer mon rythme. » Attention, le pilote de 24 ans commence à devenir intelligent… Nul doute qu’il sera un client ! 

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook 

Rejoignez-nous sur Twitter

Source: crash.net


 

 

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de