Michael Bartholémy : "Chez VDS, nous avons tout pour y arriver!"



Il y a un an, nous rencontrions Michael Bartholémy, le team manager du Marc VDS Moto2 Racing Team, il était alors pleinement confiant de pouvoir réaliser une excellente saison avec ses pilotes, Scott Redding et Mika Kallio.

Un an après, nous avons de nouveau été lui rendre visite pour parler de la saison difficile vécue en 2011, mais aussi de ses attentes pour 2012, de la Kalex et de la relation entre le Britannique et le Finlandais, la paire d’atouts de l’écurie belge.

 

Dans une seconde partie à ne pas manquer et qui paraîtra lundi prochain, nous vous parlerons de sa vision des CRT et du projet Suter-BMW, mais aussi de l’avenir de VDS et de celui de son pilote phare, Scott Redding.

GPI : Lorsque nous nous étions rencontrés la saison dernière, tu étais rempli d’optimisme pour 2011. Un an après, on a vécu une saison difficile chez VDS. Quelle est la part de responsabilité de chacun dans les difficultés rencontrées par l’équipe ?

MB : C’est certain que nous avons vécu une saison plus compliquée que ce que nous avions envisagé au départ. Après avoir réalisé une bonne fin de saison 2010, avec Scott Redding et après avoir engagé un pilote du calibre de Kallio, nous pouvions être raisonnablement optimistes quant à nos chances de vivre un bon championnat.

Malheureusement, après les premières courses, nous avons réalisé que la saison allait être difficile.

Du côté de Scott Redding, il a eu énormément de mal à s’adapter à la nouvelle moto. Elle ne lui a jamais donné le feeling dont il avait besoin. Et pourtant, nous étions un des partenaires de Suter pour le développement de la moto mais on ne peut pas dire que nos demandes ont été entendues ! Nous avons toujours réclamé plus de feeling à l’avant mais il n’est jamais venu.

A Jerez, on a même tenté un retour sur la moto 2010 mais ce n’était pas une solution car, si elle offrait un peu plus de stabilité sur l’avant, en revanche, elle péchait au niveau de la traction.

Déjà lors des tests de la présaison il avait souvent chuté, tous les jours on était une fois ou deux à terre et je pense que ça avait déjà un peu commencé à entamer sa confiance. Ensuite, il a aussi chuté à deux reprises au Qatar, une en qualification et l’autre en course, ainsi qu’une fois à Estoril.

Mais on savait qu’on allait devoir trouver le bon set-up sur la nouvelle moto, pas sur l’ancienne et c’est ce qu’on a réussi à faire lors des quatre ou cinq dernières courses. Scott a de nouveau réussi à réaliser quelques tours rapides même s’il continuait à souffrir lorsque les pneus se dégradaient. Il se battait devant une dizaine de tour mais après, il ne pouvait plus suivre le rythme.

Je pense aussi qu’à partir d’un moment, le développement de la moto a été dans la direction de Marquez, qui a un profil et un gabarit diamétralement opposé à celui de Scott, ce qui a encore aggravé son problème de manque de confiance en l’avant.

En ce qui concerne Mika Kallio, son adaptation à la Moto2 et sa capacité à aller vite avec une moto, a pris plus de temps que ce que je pensais. D’un autre côté, lors des cinq ou six dernières courses de l’année, il a montré qu’il était rapide et qu’il pouvait être dans les cinq ou six premiers. Il a fait une bonne fin de saison.

Je dois avouer qu’à un moment donné, nous avons envisagé la possibilité de le remplacer ou de nous concentrer uniquement sur Redding. Nous avons finalement décidé de continuer ensemble et de permettre que l’un bénéficie de l’autre puisqu’ils entretiennent une relation entre eux, qui n’est pas trop mauvaise.

GPI : Tous les pilotes ne détestent donc pas ?

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