GP d'Argentine : un monde à part…



Si la ferveur populaire fut indéniable et si la fête fut belle, splendide même, il ne faut pas croire qu’elle fut facile et qu’elle soit pérenne pour autant. 

Deux petits indices sont assez révélateurs de certaines résistances, affirmées ou latentes, à cette manifestation sportive.

Tout d’abord, une partie des pneus Bridgestone, habituellement montés sur les jantes dès le jeudi, ont été disponibles seulement quelques minutes avant le début de la première séance d’essais libres. Il s’agissait des pneus avant et ceux-ci étaient bloqués en douane à Tucuman.

Même chose pour les pneus arrière Extra Dur qui, eux aussi bloqués en douane, n’ont été disponibles que le vendredi après-midi.

Ce simple fait est assez significatif; on est en train de parler du service des douanes de l’aéroport de Tucuman (ce n’est pas comme si c’était un « trou perdu » en Amérique du Sud)!

Un évènement mondial se déroule à proximité, attirant non-seulement pour la première fois trois Boeing 747 et un 767 (un évènement rapporté par la presse locale) ainsi que les 3000 personnes du MotoGP mais aussi des dizaines de milliers de spectateurs de tout le pays (le prix des locations a été multiplié par 6 depuis l’année dernière) et le service local des douanes prend l’initiative de bloquer les pneus des MotoGP car il manquerait tel tampon ou tel papier? Caramba!

Ce n’est pas de l’opposition mais juste une histoire de culture d’un peuple sud américain qui ne fait aucun complexe vis à vis des autres continents (l’alpinisme s’appelle là-bas l’andinisme) et si une procédure douanière doit durer 8 jours, elle durera 8 jours, même pour le MotoGP. C’est fait sans méchanceté ni arrière pensée, simplement parce que le peuple sud américain s’est libéré de l’esclavage et en a conservé cette dignité.

D’autre part, la presse argentine reporte que l’avenir même du Grand Prix pourrait être conditionné aux résultats des prochaines élections.

Interrogé sur cette possibilité, Orly Terranova, promoteur du Grand Prix, se veut plus rassurant : « La bonne nouvelle, qui fait espérer pour l’avenir du GP, c’est que le Ministère du Tourisme est en train d’approuver cet événement pour l’avenir, indépendamment du résultat des élections. Tout demande à être confirmé, mais il y a bons espoirs. Ce serait maintenant dommage de devoir déjà nous arrêter: l’Argentine a montré qu’elle pouvait avoir un circuit de haut niveau et organiser un Grand Prix. Le Brésil le voudrait, mais ne peut pas le faire, le Chili a commencé les travaux d’un circuit mais le projet a déjà subi un fort ralentissement au milieu du projet. Et puis, un événement comme celui-là peut aider pour l’image de l’Argentine et apporter du positif à la zone entière de Rio Hondo ».

On le voit, avec l’Argentine, on doit abandonner nombre de nos certitudes. Et ce n’est pas Repsol qui dira le contraire…

Sources et photo: Motosprint, Lagaceta, Aéroport de Tucuman

Stay tuned !

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