Jerez : Précisions techniques sur l'erreur d'Andrea Iannone.



On le sait, suite à une mauvaise manipulation juste avant le départ, Andrea Iannone a raté son départ et fait toute la course avec une électronique réglée en mode WET (piste mouillée).

Pourquoi? Et surtout, pourquoi n’est-il pas repassé en mode DRY (piste sèche)?
Voici quelques précisions de Paolo Ciabatti.

Depuis l’année dernière, les Ducati officielles utilisent le commodo gauche « style manette de Playstation » fourni par Magneti Marelli à tous les teams Open.

Il est doté de 5 boutons, chacun de couleur différente. Le bouton jaune en position centrale est celui qui donne accès au menu, le bouton bleu est celui du Launch Control, le noir sert à limiter la vitesse en Pit-Lane tandis que les boutons rouges et verts correspondent de façon basique à des fonctions « plus » et « moins », utilisées par exemple pour le Traction Control.

Paolo Ciabatti à Motomatters: « pour changer de cartographie, le mécanicien doit appuyer sur le bouton jaune pendant environ 5 secondes pour accéder au menu, et tout débute là. Si vous appuyez là, vous avez une map pour le sec, et si vous continuez à appuyer, cela passe automatiquement en mode pluie. Maintenant , pour le Lauch Control, vous devez appuyer pendant environ une seconde avant qu’il ne s’enclenche, et le tableau de bord affichera « launch control » ou « wet ». »

Cette procédure évoquera sans doute des (mauvais?) souvenirs à tous ceux qui possèdent une voiture dont la navigation pour accéder aux fonctions de l’ordinateur de bord s’effectue à l’aide d’un nombre restreint de boutons…

Et c’est bien pour éviter un trop grand nombre de boutons que les MotoGP sont dotées d’un tel système de navigation électronique, engendrant des procédures un minimum complexes, surtout de la main gauche et sous le stress d’une grille de départ de Grand Prix!

Cela explique également qu’Andrea Iannone n’ait pas pu annuler cette fonction WET durant la course, et ait dû se contenter que le système s’adapte progressivement et automatiquement, tour après tour, à une adhérence bien plus élevée que celle d’une piste mouillée.

Paolo Ciabatti: « il est complexe de revenir en arrière, en particulier quand vous devez gérer une course qui ne se déroule pas comme ce que vous attendiez, en tombant à la 11ème place alors que vous êtes partis de la première ligne. Donc, de toute façon, il n’avait pas réellement le temps d’appliquer la procédure en pilotant la moto à cette vitesse. »

Pour rappel, la procédure commence par appuyer sur le bouton jaune pendant 5 secondes… Combien de mètres et combien d’actions fait un pilote de MotoGP en course durant 5 secondes? Evidemment bien trop pour pouvoir se concentrer sur ses boutons et regarder son tableau de bord…

Stay tuned !

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