Les exclusives GPI, Gianluca Montiron : Zarco, Granado, le Moto2, le MotoGP, le team manager de JiR nous dit tout !



JIR vient de lancer un ambitieux programme sportif mais pas seulement. Plusieurs actions éducatives sont aussi au calendrier de l’équipe et avec l’engagement du jeune brésilien, Eric Granado, il se pourrait également que cet engagement social prenne encore une autre envergure. Nous ne devrions d’ailleurs pas tarder à en savoir plus à ce sujet.

En attendant, GP-Inside a rencontré (avant les essais de Valence) le team manager de la structure italienne, Gianluca Montiron, pour passer en revue 2011, 2012 mais aussi le futur de cette équipe.

GPI : Revenons un peu sur votre saison 2011. Nous avons pu observer que de toute évidence, la moto a le potentiel pour gagner des courses, et pourtant Alex a terminé 4e du championnat, ce qui n’est pas mauvais dans l’absolu, mais avec un pilote comme lui, on pouvait certainement s’attendre à mieux. Dès lors, comment analysez-vous cette saison ?

GM : Alex, l’an dernier, a fait une de ses meilleures saisons. Dans sa carrière, il a remporté trois Grands prix, dont deux avec JiR. En général, le niveau des motos en Moto2 est très équilibré du fait du moteur unique mais Alex, à Phillip Island, nous a donné la preuve que, quand un pilote monte en piste et parvient à trouver un compromis technique, il peut faire un bon résultat

La piste australienne a une dernière courbe à gauche, avant d’entrer sur la ligne des stands, très rapide et très longue, si la moto n’avait pas été performante, le pilote ne pouvait pas gagner le GP.

A Valence, pour la dernière course, le temps a influé sur le résultat, étant donné que les changements constants des conditions de piste ont tout chamboulé, Alex ne pouvait pas faire tourner les choses en sa faveur.  

GPI : La moto a le potentiel pour gagner, mais, existe-t-il une zone particulière à améliorer? La moto de 2012 sera-t-elle différente de la moto de 2011? Evolution ou révolution?

Année après année, nous apportons des petites modifications techniques pour avancer et pour améliorer nos performances. Aussi cette année, après une analyse précise et minutieuse, nous avons choisi de continuer avec notre philosophie des «petits changements évolutifs ».

Le pilote doit adapter son style à la moto s’il veut être un champion un jour. C’est pour cette raison qu’en 2012, j’ai décidé d’investir dans une jeune génération. La moto sera similaire au modèle de l’an dernier mais avec quelques améliorations aérodynamiques.

TSR a une grande expérience des compétitions moto, ils ont participé avec succès aux championnats 125, 250 et 500 et dans les dernières années, ils ont géré des motos de l’usine Honda (CBR600RR et 1000) aussi bien dans le championnat japonais, que pour les huit heures de Suzuka. Ils ont ainsi pu se créer leur propre savoir-faire qu’ils exploitent dans la création de Moto2, en exclusivité pour JiR.

GPI : Tournons-nous vers 2012 et bien entendu, un des gros évènements pour vous sera l’arrivée du jeune pilote français, Johann Zarco. Vous avez déjà travaillé avec lui pendant deux ou trois jours. Quelles ont été vos impressions? Style de pilotage, Feedback technique,..?

J’ai été impressionné par sa détermination. Nous avons fait seulement deux essais sur la pluie la saison dernière et je pense que Johann doit adapter son style de pilotage à la nouvelle catégorie: c’est très différent de la 125 et le niveau de concurrence augmente exponentiellement d’année en année. Je crois que Johann est un gars intelligent et je suis convaincu que pendant les essais IRTA qui vont suivre, il aura la possibilité d’apprendre énormément de ses collègues et adversaires, afin de mieux comprendre les différences entre le moteur à quatre temps par rapport à celui à deux temps. Je pense qu’avec Johann, nous serons parmi les protagonistes de la catégorie.

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