Evolution technique constante chez Ducati, mais le nouveau moteur est d'ors et déjà validé jusqu'à la fin de saison.



Dans une longue interview accordée à la revue italienne Motosprint, Paolo Ciabatti, le patron du service course de Ducati MotoGP, revient sur le déroulement du redressement de la marque de Borgo Panigale en Grand Prix depuis 2013, l’année critique pour les rouges.

Année critique au niveau des performances et, par conséquent, également au niveau des partenaires, ce qui fut le premier chantier de Paolo Ciabatti fraîchement arrivé dans le team MotoGP

Depuis, avec l’arrivée de Gigi Dall’Igna, les choses se sont stabilisées en 2014, puis accélérées en 2015 avec l’arrivée d’une GP15 certes en retard pour les premiers tests mais finalement bien plus prometteuse que prévue.

Paolo Ciabatti: « En 2013, quand je suis revenu chez Ducati, je me suis tout de suite affairé à rétablir les rapports avec les sponsors à un niveau acceptable. Nous sortions de deux années très difficiles et 2013 a été un manque  total de satisfactions où il était difficile de maintenir notre crédibilité vis-à-vis de nos partenaires. Mais l’arrivée de Gigi nous a donné l’opportunité de montrer notre potentiel technique, dès 2014. Cela a changé la tendance. 

Aujourd’hui, les rapports sont quasiment idylliques. »

Comme le précise le responsable italien, la situation actuelle est plus proche de ce que les hommes de Ducati avaient espéré que de ce qu’ils pensaient vraiment. L’ambiance est excellente, ce qui permet un travail intensif et une évolution technique constante.

Paolo Ciabatti: « Notre rythme de travail est très élevé parce que nous devons rattraper (les autres) et aussi parce que, pratiquement à chaque compétition, il y a quelque chose de nouveau; pour produire des pièces différents, étant donné la fréquence des Grands Prix, il faut beaucoup travailler. Les nouvelles pièces rentrent presque toujours sur les circuits dans nos valises, et elles sont montées seulement le jeudi. Ceci est en ligne avec la mentalité de Dall’Igna: il ne veut jamais rien laisser quelque chose de non essayé; s’il y a une nouvelle idée à vérifier, il fait fabriquer la pièce et puis il l’essaie… Et parfois, ces tests, nous les faisons durant les premiers tours des séances libres. »

Et quand ces tests s’avèrent positifs, à l’image du nouveau moteur apporté au Mugello, la solution est validée, montrant ainsi qu’on travaille plus sur le moyen terme que pour faire « un simple coup ».

Paolo Ciabatti: « Au Mugello, il y avait une mise à jour du moteur pour améliorer la façon dont la puissance est délivrée. Pas de « super moteur » fait juste pour cette course; nous essayons de faire des changements qui peuvent ensuite être utilisés à chaque fois. Cette amélioration restera aussi pour les prochaines courses. Et pour toute la saison. »

Stay tuned !

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