Le conseil de Lorenzo à Marquez…



Au Mugello, Jorge Lorenzo a écrasé la concurrence en s’offrant une avance qui culminait jusqu’à 8 secondes. Un exploit, certes, mais qui n’a pas été le seul de la course.

En effet, on peut estimer que Rossi s’est offert une remontée exceptionnelle et qu’Andrea Iannone, second, a disputé une course incroyable compte tenu de sa petite fracture de l’humérus !

Parmi ces exploits, on aurait également pu ajouter celui de Marc Marquez qui, parti treizième sur la grille, s’offrait un premier tour de folie au cours duquel il était à deux doigts de prendre la tête de la course devant Lorenzo.

Pourtant, ce n’est pas ainsi que les choses se passaient car le pilote Yamaha, irrésistible, s’échappait et le pilote Honda, trop gourmand, chutait.

Une erreur qu’il confessait volontiers après la course et qui lui coûte cher.

Alors Marquez est-il trop gourmand ? Est-il incapable, à la manière de Lorenzo, Rossi ou Dovizioso de comprendre où est la limite et de se contenter d’une seconde ou d’une troisième place ?

A sa décharge, on soulignera tout de même qu’avec un tel retard sur les leaders du classement et dans l’optique du Championnat, tout autre résultat qu’une première place est un  « mauvais » résultat.

Mais est-ce une raison pour jeter 20 ou 15 points à la poubelle ? Probablement pas.

Au lendemain de sa quatrième place en France où il s’était montré incapable de suivre le rythme imposé par les Yamaha et la Ducati de Dovizioso, Carlo Pernat avait titré à son propos sur GPOne « bienvenu sur terre Marc ! ».

Et lorsqu’on y pense, il y a bien un peu de ça dans la situation que vit actuellement l’Espagnol.

Marquez a vécu deux saisons pleines au cours desquelles il aura finalement passé le plus clair de son temps au-dessus de la limite. Et encore, on ne compte même pas les saisons passées en Moto2 où il lui arrivait parfois, après sanction, de s’élancer dernier et de s’offrir des remontées miraculeuses en frôlant la correctionnelle à chaque virage.

Marc Marquez n‘est pas habitué à la défaite, il n’est pas non plus habitué à avoir une machine qui, malgré son énorme talent, ne lui permet pas ou plus de dépasser constamment cette limite.

Savoir se contenter de ce qu’on a, ce que certains appellent le « manque d’ambition » ou le « manque de c… », est une qualité indispensable sur un Championnat comportant 18 courses et où le niveau de la concurrence est tel que la moindre erreur peut compromettre tout une saison.

Au final, comme le disait Pernat, Marquez doit probablement encore réaliser qu’il est humain, au même titre que les autres pilotes sur la piste, il doit encore apprendre à perdre, à prendre ce qu’il peut sans se montrer trop gourmand. Apprendre aussi que ses rivaux, en catégorie reine, sont les meilleurs qu’il n’ait jamais combattu et qu’aucun de ceux-là ne lui laisseront jamais le moindre centimètre sans qu’il ait à l’arracher.

Mais nous sommes intimement convaincu que lorsqu’il aura compris et qu’il aura franchi le dernier pallier de son apprentissage, Marquez aura toutes les cartes en main pour être le pilote de légende qu’il est appelé à devenir.             

Et c’est probablement ce que veut dire Lorenzo lorsque, dans Marca, il lui conseille de ne pas dépasser les limites si c‘est pour marquer zéro point à l’arrivée.   

« Si vous pouvez gagner, alors vous essayez de gagner, mais quand vous ne pouvez pas, ça ne sert à rien de dépasser la limite et puis de tomber comme c’est arrivé à Marc. Je n’ai pas vu la chute, mais tout ce que je sais, c’est qu’en fin de compte, avec cette chute, malheureusement pour lui, il n’a marqué aucun point ».

La revanche c’est à Barcelone et c’est déjà à partir de vendredi !

Stay tuned !

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