Graziano Rossi : "je suis émerveillé par la passsion et la volonté de Valentino (Rossi)"



La mi-saison et son manque d’actualité est certainement une période de répit pour toutes les personnes qui gravitent autour du MotoGP mais, en revanche, du côté de la presse, il faut bien tenter d’occuper la place avec des sujets différents de ceux proposés habituellement.

Et c’est précisément une des forces de la Gazzetta dello Sport qui, la semaine dernière, a consacré une double page à Valentino Rossi vu par son père, Graziano.

On connaît la relation qui unit ces deux-là, une relation paternelle, bien entendu, mais aussi une relation renforcée par une passion commune, la moto !

Après deux saisons chez Ducati et deux autres chez Yamaha, Valentino Rossi semble être revenu à son plus haut niveau, voire même à un niveau jamais atteint auparavant. C’est en tout cas ce que beaucoup disent et c’est aussi ce que pense son père.

Graziano Rossi : « Je suis d’accord, c’est probablement comme ça parce que quand Valentino était jeune, il n’avait pas cette maturité sportive, qui est différente de l’expérience, laquelle sert uniquement pour rouler moins vite mais qui n’a jamais servi à aller plus vite. La maturité est ce qui pousse Valentino à vouloir apprendre des autres sans jamais avoir la prétention de se considérer comme le meilleur. Il a l’intelligence et l’humilité de vouloir apprendre mais pas seulement de Marquez, qui était le pilote de référence en 2014, mais aussi de Lorenzo, de Pedrosa, de Iannone et de tous les autres.

Je suis émerveillé par sa volonté, par sa passion, je crois que c’est une étrange alchimie qui vient simultanément du cœur et du cerveau. En d’autres mots, c’est inné, tu l’as ou tu ne l’as pas. Ce qui m’étonne, c’est que lui en a encore autant ». 

Et justement, après deux saisons chez Ducati, beaucoup pensaient que le vétéran de la catégorie était bon à ranger au placard… Une théorie que Graziano Rossi n’a jamais partagée. Et lorsqu’on lui demande sur quoi se fondait sa conviction du retour de son gamin au plus haut niveau, la réponse est celle d’un père: « Sur l’amour pour mon fils ! En réalité, je n’en étais pas certain, comme je n’ai jamais été certain d’une victoire, mais je l’espérais raisonnablement. Disons que je n’ai pas été étonné de le revoir devant. Je n’ai jamais pris en compte, même de loin, l’hypothèse que Valentino n’était plus compétitif. »

Et s’il est redevenu totalement compétitif, son mérite est énorme car comme le reconnaît Graziano, ses adversaires, tant par leur nombre que par leur qualité, rendent la catégorie reine plus compliquée que jamais.

« Je pense que la catégorie reine est plus compliquée que jamais, tant par le nombre que par le talent des pilotes. Marquez concentre en lui une somme de qualités jamais vues chez les adversaires précédents et Lorenzo est un pilote capable d’obtenir des résultats égaux à ceux de Marc Marquez. Pedrosa, à certaines occasions, comme au Sachsenring, n’est pas moins capable. Ce sont trois pilotes d’un niveau qu’on n’avait jamais vu avant. Trois adversaires comme ça, tous ensemble, c’est quelque chose d’unique, et ça l’est aussi au niveau de l’évolution du pilotage. A mon époque, Kenny Roberts avait aussi commencé à se sortir de la moto mais ça n’avait pas beaucoup d’influence sur le chrono alors que maintenant, le style fait la différence. Le corps se gère différemment sur la moto et c’est une difficulté en plus pour Valentino parce qu’en étant plus grand que les autres, il est largement pénalisé par le fait de devoir s’étendre hors de la moto ».

Intéressante aussi sa réponse quant à la question de savoir si oui ou non, il y a trop d’électronique sur les machines actuelles.

« Le MotoGP me plaît énormément ! Voir piloter Marquez est un spectacle qui t’empêche de dire que le MotoGP devrait être autrement. Il fait des travers qu’aucun autre pilote n’est en mesure de réaliser. Mon unité de mesure du spectacle, c’est le travers et donc, ça me plaît énormément de le voir rouler ».

Et à la question de savoir si le fiston sera Champion du Monde pour la dixième fois, la réponse n’étonne pas vraiment…

« Pardon, je dois partir… »

Stay tuned !

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