Focus sur Bradley Ray, wildcard à Silverstone en Moto2.



Bradley Ray, âgé de 18 ans, fera ses débuts en Grand Prix en tant que wildcard à Silverstone, au guidon d’une FTR Moto2.

Bradley Ray: « Je suis très heureux que l’on m’ait donné cette possibilité de faire ma première wildcard lors de mon Grand Prix à domicile, à Silverstone. Pour cela, je dois dire un grand merci à Steve Bones et à tout le monde chez FTR, qui ont rendu ceci possible pour moi. »

Au-delà de cette nouvelle assez usuelle, intéressons-nous à ce jeune pilote qui a déjà pas mal baroudé.

Né le 6 mai 1997 dans le Kent (Lydd), Bradley Ray passe classiquement quelques années dans les divers championnats nationaux de Minimoto avant de débarquer en BSB 125 en 2011, année qu’il clôturera 6ème au général avec une belle 2ème place à Donington.
Il fait également une première incursion en CEV, se classe 17ème à Valence et se qualifie 3ème à Jerez (chute en course alors qu’il était 5ème).

L’année d’après, en 2012, il est intégré en Red Bull MotoGP Rookies Cup mais continue quand il le peut le BSB 125 qu’il termine second malgré 4 courses manquées. Il finit également 7ème de la Red Bull MotoGP Rookies Cup pour sa première participation (meilleur résultat, 2ème à Silverstone).
Il fait quelques apparitions en CEV quand il n’y a pas concurrence de dates, dont une sur une Honda du team MG Compétition et y remporte son premier point.

En 2013, il remporte la première manche de la Red Bull MotoGP Rookies Cup devant un certain Karel Hanika… Mais ce bon résultat n’est pas le précurseur d’autres du même acabit et Bradley Ray termine finalement 11ème du classement général.
Il conclut le CEV à la 15ème position sur une Honda du team Larresport.

En 2014, il fait sa dernière saison de Red Bull MotoGP Rookies Cup qu’il termine à une belle 4ème place au général.
Il finit également 11ème du CEV Moto3 sur une FTR/KTM du team KRP. Son championat national n’est pas en reste avec quelques belles places et quelques gamelles en 125cc.

Cette année, après du BSB en Moto 3 à Donington avec la KTM du FAB racing (où il a terminé 1er dans la 1ère course et 2ème dans la seconde), son programme s’est partagé depuis Oulton Park entre le BSB Superstock 600 au guidon d’une Kawasaki ZXR-600 du team Motobreakers et le CEV Moto2 au guidon d’une Vyrus. La moto italienne est tout sauf conventionnelle, en plein développement, et le britannique n’a encore marqué aucun point malgré une belle 16ème place à la première manche de Portimao.

Bradley Ray est-il un génie du pilotage? Assurément, non. N’est évidemment pas Marc Marquez qui veut. Il commence généralement ses saisons par un coup d’éclat puis a malheureusement parfois plus de mal à confirmer par la suite.
Quelle performance peut-il espérer à Silverstone? De par son parcours, son expérience couvre un large domaine, que ce soit au niveau des divers championnats ou des motos. C’est un point positif. Son passage en 600cc Stock en BSB est assez convaincant avec sa victoire à Donington et une seconde place à Oulton Park, et s’il ne figure pas dans les 5 premiers du classement, c’est dû au fait qu’il n’a pas fait toutes les courses. Sa prestation en CEV est plus problématique, mais il débroussaille le terrain sur la Vyrus.
De toute façon, on a pu constater cette année que le niveau du CEV était très inférieur à celui des GP (voir la wildcard d’Edgar Pons, leader du CEV, qualifié 21ème à Barcelone et arrivé 17ème, avec une très bonne moto).
De plus, il participera au Grand Prix de Grande-Bretagne au guidon d’une « vieille » FTR.
Dans ces conditions, cela ne lui laisse quasiment aucun espoir de se classer dans les 15 premiers. Il n’est d’ailleurs pas là pour ça, mais juste pour acquérir encore plus d’expérience et simplement vivre un moment inoubliable…

Bradley Ray: « Pour être honnête, l’objectif principal pour chaque pilote est d’être en GP et, évidemment, il n’y a pas de meilleur endroit qu’un Grand Prix à domicile, surtout sur ​​une moto anglaise, la seule qui sera là-bas. Il y a beaucoup de pression, mais, en même temps, pas tellement, parce que je n’ai rien à perdre dans ce championnat. »

Comme à tous les Wildcards qui vivent cette première expérience, on lui donc souhaite le meilleur! 

Stay tuned !

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