Silverstone, conférence de presse post-course: Valentino Rossi, à cœur ouvert !



Du nombre de mots « difficile » à sa dernière réponse, Valentino Rossi ne pouvait pas être plus authentique qu’il ne l’a été lors de cette conférence de presse post-course à Silverstone. 

Nous laissons donc place à l’homme qui se cache derrière ce champion d’exception ! 

Première victoire à Silverstone, mais course longue et difficile…

« Oui, c’était une course très très difficile. Silverstone est déjà un circuit difficile avec de bonnes conditions, et encore plus quand il pleut. Ce matin ,quand je me suis réveillé, j’ai vu la pluie et je ne savais pas si c’était une bonne nouvelle ou pas car, sincèrement, on n’a pas eu beaucoup de datas sous la pluie pendant la saison. Mais j’ai pensé que le travail de mon team et ma moto feraient la différence. Ma Yamaha a été fantastique! Dès le premier tour du warm up, nous avons trouvé un bon équilibre et je pouvais forcé. Déjà, durant le warm up, j’étais très solide. Mais après le warm up, il a cessé de pleuvoir et c’est devenu sec. Donc, on devait repartir de zéro.

Sur la grille, j’étais assez inquiet car les conditions étaient les pires: froid, un peu de pluie, vous devez partir en slicks sur une piste très rapide, donc c’était très dangereux. Donc j’étais heureux qu’il se mette réellement à pleuvoir durant le tour de chauffe.

A partir de ce moment, je savais que j’avais la vitesse, j’ai fait un bon départ et ai essayé de m’échapper, mais Marc m’a suivi et je l’entendais. J’ai tout donné et je suis arrivé à de très bons chronos mais il était très difficile de faire un écart, donc j’ai pensé que ça allait durer jusqu’au dernier tour, ce qui est toujours très difficile avec Marc (rires).

A un moment, je l’ai vu dans le gravier sur les écrans, et j’ai compris qui avait chuté car je n’entendais plus son bruit. Comme il pleuvait plus, je me suis relâché, car les conditions devenaient plus difficiles.
Et sincèrement ,je pensais avoir 8 secondes d’avance sur peut-être Dovi ou Danilo, mais quand je suis passé sur la ligne, j’en avais juste quatre.
Je me suis dit « hum, ok ». Et le tour d’après, trois (mimique effrayée). Je me suis dit que je devais recommencer à forcer mais, en même temps, je ne voulais pas commettre d’erreur, car les points pour le championnat étaient importants…
Donc j’ai essayé et je me sentais bien sur la moto, j’avais un bon rythme et je pouvais contrôler la situation et arriver en tête. »

Avec 12 points d’avance sur Jorge, à quoi vous attendez-vous à Misano, chez vous?

« C’est victoire est très importante car, en étant honnête, je pense qu’il est difficile d’arriver devant Jorge sur le sec, même si ma vitesse n’était pas mauvaise hier. Donc ces 12 points, sont très importants.
Mais selon moi, je ne veux pas dire que (le titre) c’est fini pour Marquez, mais c’est très loin. Et c’est très important d’avoir un gros avantage sur Marquez. Mais dans le cas de Jorge, il s’agit juste de 12 points, donc c’est très long. 

Maintenant, Misano: je suis très heureux car j’aime particulièrement la piste et les Yamaha y sont habituellement très fortes. Mais c’est toujours un week-end difficile à gérer, car il ya beaucoup de personnes, beaucoup de fans, beaucoup d’amis, donc je dois rester concentré. » 

Quand vous roulez avec Danilo au Ranch, cela est-il arrivé qu’il réduise l’écart puis que vous l’augmentiez? (question difficilement compréhensible et non-comprise par Rossi)

« Oui, j’étais dans une mauvaise situation. Enfin, j’étais dans une bonne situation puisque j’étais en tête, mais avant tout, je ne pouvais pas me permettre la moindre erreur, sinon, je gaspillais tout. mais en même temps, il a commencé à pleuvoir davantage. Mais mon erreur a été de me relâcher durant un tour car je pensais avoir un plus gros avantage. La dernière fois que j’ai vu la distance avec Danilo, elle était de plus de 6 secondes et come j’avais forcé ensuite, je pensais qu’elle était plus grande. mais c’est la MotoGP: vous ne pouvez jamais vous relâcher, car il y a toujours, dans chaque séance, dans chaque situation, quelqu’un qui veut vous battre (rires).

Mais j’ai recommencé à revenir à un niveau correct. J’avais besoin de temps, mais, en même temps, je pensais que Danilo ne voulait pas perdre ce résultat: le premier podium de sa carrière, c’est quelque chose de spécial!

Donc j’ai essayé de ne pas relâcher et de rester concentré. La moto m’a beaucoup aidé, puis je l’ai vu ralentir. C’est un superbe sentiment car cette victoire est très importante aujourd’hui. »

Quelle est l’importance psychologique de gagner et de prendre l’avantage, par rapport à Jorge?

« Vous savez, malheureusement, ce n’est pas important. Zéro. parce que Jorge est (il tape sur le bureau) dur (rires). Les 12 points sont importants, mais l’avantage psychologique, pas beaucoup, malheureusement. Bien sûr, il est important de rester au top, car je suis premier depuis la première course et Jorge est arrivé à un point de moi à Barcelone avant de régresser. Puis il est arrivé à égalité après Brno, mais il n’a jamais été en tête, jamais un point d’avance. Donc reprendre de l’avance est fantastique, également parce que, sur le papier, cette piste est supposée permettre à Jorge de ma battre. Mais c’est juste ça: 12 points, 6 courses à faire, beaucoup de pistes où Jorge est très très fort, donc c’est très ouvert.

Je pense qu’il était plus important de battre Marquez, parce que avec ce résultat nul, il n’est pas fini, mais il est très loin. » 

A quel moment avez-vous pensé que Danilo allait vous rattraper?

« Le premier tour où j’étais à 4.4 alors que je pense que j’avais déjà perdu beaucoup dans ce tour. Le second tour, c’était 3.4 donc j’ai commencé à faire tous les calculs mais, malheureusement, il restait 5 tours. Avec 5 tours à faire, en perdant une seconde au tour, (le calcul) n’était pas difficile… (rires). Il pouvait me battre. Mais le moment où j’ai été le plus inquiet, c’était peut-être à 3 ou 4 tours de la fin, car j’ai forcé, j’ai fait un assez bon tour, mais il m’a repris 0,8 seconde. Hum! Difficile!
Mais à partir de ce moment, j’ai été capable de légèrement augmenter ma vitesse, et le moment crucial été quand Danilo a relâché: j’étais en sécurité. »

Il y a quelques années ,vous avez gagné à Donington et Colin Edwards avait noté sur votre télémétrie que vous bloquiez les freins à chaque virage. Etait-ce pareil aujourd’hui, au moins dans le premier tour?

« Sincèrement, non, car depuis ce matin j’avais un très bon ressenti sur la moto au freinage. Et c’est très étrange car, sur le sec, il y avait 3 ou 4 virages où Jorge me battait au freinage. je dis que c’est étrange car mon problème sur le sec avec Jorge, c’était le freinage, il était plus fort que moi. Mais sur le mouillé, c’était complètement différent: je me sentais très bien, et mes réglages et ma moto étaient suffisants. J’avais juste à piloter en douceur et y aller. »

A 36 ans, qu’est-ce qui vous motive pour rester au top?

« Avant tout, j’adore piloter des motos et faire cela, ma passion, au plus haut niveau au monde, en MotoGP avec ma Yamaha d’usine. J’aime cette vie, j’aime être un pilote. C’est la passion, je pense que c’est pareil pour tout le monde. Bien sûr, les résultats et les victoires durant toute votre vie, c’est super, c’est important, mais le test, c’est quand vous montez sur la moto et ce que vous ressentez dans votre tête juste 5 minutes avant de partir et quand vous enfourchez votre moto: ceci est la motivation. »

Stay tuned !

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