GP de Catalogne : Stoner, Pedrosa, Simoncelli, Dovizioso et les balbutiements du HRC!



Alors que Simoncelli sera entendu cette semaine par la direction de course à l’occasion du Grand Prix de Catalogne, nous avons décidé de revenir quelques jours en arrière pour vous livrer nos impressions sur le HRC. Ses choix de pilotes, la pression, les incidents…

En jetant un coup d’œil furtif au classement MotoGP du Grand Prix de France, on pourrait penser qu’en plaçant trois motos aux cinq premières places, le circuit Bugatti du Mans a été le théâtre de la mainmise de Honda sur le championnat. Cette opinion est aussi renforcée par l’analyse des statistiques de son vainqueur, Casey Stoner, qui y a réalisé le grand chelem en imposant sa RC212V lors des trois séances d’essais libres, des qualifications, du warm-up et de la course, laissant à Pedrosa le soin de signer le meilleur tour en course.

Et pourtant, à y regarder de plus près, après avoir suivi attentivement les trois journées de ce week-end de course, je pense cependant qu’il est utile de mettre un bémol à cette marche triomphale de l’écurie de Tokyo. Bémol qui n’est pas seulement un écho à la fracture de la clavicule droite de Dani Pedrosa, provoquée par sa chute lors de son duel musclé avec Marco Simoncelli, non, il trouve son fondement dans ce que j’estime être les erreurs à répétition du management du HRC.

Pourquoi incriminer le management de ce team historiquement légendaire ? Pourquoi parler de bémol alors que, depuis le début de l’avant-saison, Honda domine les débats de la tête et des épaules ?

Précisons d’entrée que le propos n’est pas d’enlever le mérite de ce constructeur que je respecte et que j’admire pour tout ce qu’il a amené à la course sur circuit et notamment par ses avancées technologiques qui ont, systématiquement et à travers les époques, tiré l’ensemble du plateau vers le haut. Ce qui est d’ailleurs de nouveau le cas cette année avec cette RC212V qui intrigue et inquiète ses adversaires. On a déjà beaucoup parlé de la transposition des technologies mises au point pour la F1 à la MotoGP. Interrogé par « Motosprint », Shuhei Nakamoto, le vice-président du HRC, confirme les synergies existantes entre son HRC et le département F1 de chez Honda : « Lorsque j’ai pris en charge le projet MotoGP, j’ai effectivement convaincu des ingénieurs de la F1 de venir travailler au HRC pour venir développer notre système électronique. A l’heure actuelle, environ trente ingénieurs travaillent sur ce projet mais le système électronique d’aujourd’hui ne peut pas encore être comparé à celui de la F1, il a trois ans de retard. »

Alors pourquoi ce bémol ?

Pour ne pas remonter trop loin dans le temps, débutons cette analyse à l’époque de Mick Doohan. Les années de l’Australien sont des années fastes pour Honda puisqu’entre 1994 et 1998 il remporte cinq titres d’affilées au guidon de la moto du Team officiel. La meilleure moto, le meilleur pilote et un équipier, Alex Crivillè, qui prendra le relais du numéro un à son retrait de la compétition après son ultime chute lors du Grand Prix de Jerez en 1999.

A ce moment-là, le HRC a déjà jeté son dévolu sur un jeune pilote répondant au nom de Valentino Rossi. Le choix ne fut pas difficile, l’Italien était sans réelle concurrence en 250 et sa classe illuminait le monde de la moto. C’était le pilote qu’il fallait au HRC,

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