Valentino Rossi : « ma seule chance, c’était Dani ! »



Aujourd’hui à Motegi, les supporteurs de Valentino Rossi ont d’abord pensé qu’il allait limiter la casse en perdant cinq points sur Lorenzo.

Ensuite, ils se sont mangés les ongles en voyant Pedrosa fondre sur lui comme un aigle sur sa proie. A ce moment, il ne lui restait plus que cinq points d’avance au classement général.

Mais à, Motegi, Dani Pedrosa n’était pas dans le même rythme et ils ont repris espoir quand ils ont vu le pilote Honda prendre le leadership et ne laisser à Lorenzo que le gain de quatre petites unités.

Enfin, ils ont pu exulter en le voyant prendre le meilleur sur son équipier et ainsi s’offrir 18 points d’avance.

18, c’est évidemment mieux que 14, 10 ou 5 et même si avec trois victoires de Lorenzo, il pourrait encore se contenter de trois deuxièmes places, il ne veut pas se livrer à ce genre de calcul qui, selon lui, le conduirait à sa perte.

MGP : Valentino, quelle course ! A un moment, il y avait 5 points entre vous et Jorge, mais vous quittez Motegi avec 18 points !

VR : Aujourd’hui, c’était difficile, surtout à la fin où, mentalement, le stress était grand. C’était difficile de contrôler la moto parce que le pneu rendait vraiment l’âme et plus le temps passait et plus les choses étaient compliquées. Mon départ était bon mais dès le premier tour, Jorge était plus fort que moi et il a été capable de creuser l’écart, aussi parce que je ne me sentais pas à 100%. Mais j’ai essayé de ne pas perdre de trop. J’ai essayé de ne pas perdre de trop et c’était bon pour ma concentration d’essayer de me maintenir à la même distance. Mais à un moment, la course a changé. La piste a séché et la situation s’est empirée car c’était plus facile avec une piste entièrement mouillée qu’avec des trajectoires sèches. Les pneus pluie ont commencé à devenir trop tendres.

Quand Dani est revenu, j’étais vraiment très inquiet parce qu’il venait de me passer mais je ne savais pas s’il allait pouvoir en faire de même avec Jorge. Or, perdre de nouveau 9 points allait sensiblement compliquer les choses au championnat. Donc j’ai essayé de suivre Dani qui avait un excellent rythme. J’ai pu faire quelques tours assez forts. Je me suis rapproché de Jorge alors qu’on avait de gros problèmes avec les pneus. Probablement qu’il en avait un peu plus que moi. Ces 20 points sont extrêmement importants pour le Championnat et les 4 points supplémentaires sont les bienvenus.

MGP : Dans une semaine c’est Philip Island, un circuit que vous aimez énormément, pensez-vous que d’une manière ou d’un autre, le Championnat est en train de tourner en votre faveur ?

VR : Il y a deux Honda, deux Ducati, enfin peut-être un peu moins pour les Ducati mais en tout cas deux Honda avec Marc Marquez qui est toujours là et maintenant Dani Pedrosa qui a retrouvé une très très grande forme. C’est donc difficile de penser aux résultats de trois courses. Vous devez penser course par course. Philip Island plaît à beaucoup de pilotes mais c’est toujours difficile d’y trouver le bon set-up et les conditions peuvent y être compliquées : vent, pluie, froid…mais c’est un super circuit et j’essayerai d’y donner mon maximum.

MGP : Si Lorenzo l’emporte trois fois, vous pouvez-vous contenter d’être second les trois fois pour être Champion du Monde. Pensez-vous que cette combinaison est possible ?

VR : Pour moi, c’est presqu’impossible. C’est impossible que d’ici à Valence, on arrive trois fois premier et deuxième ! Parce que les deux Honda sont très fortes, parce que pendant ces trois courses, nous aurons des conditions très différentes avec trois pistes qui présentent des typologies très différentes. Je ne fais jamais ce genre de calcul parce qu’il y a 99% de chance que ça n’arrivera pas ! Donc, j’ai besoin de me concentrer sur Philip Island et essayer d’arriver devant Jorge. C’est ça l’objectif. Si tu calcules, tu arrives derrière.

MGP : Pensez-vous que sans Dani, vous auriez pu rattraper Jorge ?

VR : Je ne sais pas. Dani m’a aidé. A ce moment-là, il pilotait très bien et il m’a donné non seulement de l’aspiration mais aussi de bonnes trajectoires. Mais c‘était un moment étrange de la course parce que jusque-là, Jorge était très fort et très régulier et nous avons commencé à ralentir ensemble mais l’écart restait le même. Je savais que la seule chance de le rattraper était d’utiliser Dani. J’y suis finalement arrivé mais tout ça dépend aussi beaucoup de l’état des pneus.

Stay tuned !

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