Phillip Island : Que se cache-t-il derrière la superbe course d'Andrea Iannone?



Auteur d’une incroyable course que chacun s’attendait à voir se réduire aux quelques premiers tours, Andrea Iannone en a surpris plus d’un par sa constance, sa combativité et… sa vitesse!

Pour ce qui est de la constance, on la retrouve dans son rythme en course, puisqu’il finit à moins d’une seconde du vainqueur, Marc Marquez. Après un départ fulgurant, qui aurait dû mettre la puce aux oreilles, le pilote Ducati s’est fait remonté et dépassé par le trio de tête. On croyait l’affaire entendue, comme toujours par le passé. Mais cette fois, il n’en était rien, et Valentino Rossi, Marc Marquez et Jorge Lorenzo en ont tous fait plus ou moins les frais.

Au sujet de la combativité, il semble bien qu’on ait retrouvé le Andrea Iannone de sa période Moto2, celui qui se battait avec le couteau entre les dents contre un certain Marc Marquez.
Avec 18 dépassements sur le trio Marquez-Lorenzo-Rossi, le record de cette course et sans doute de bon nombre d’épreuves, ainsi que son « d’une pierre deux coups » sur rien de moins que le duo Marquez-Rossi, l’homme de Vasto démontre une nouvelle fois qu’il n’a de comptes à rendre à personne en ce domaine…

Quand à sa vitesse, ou plutôt celle de sa Ducati GP15, elle s’est vraiment révélée impressionnante. Non pas sa vitesse pure, car 344 est un chiffre auquel Ducati nous a déjà habitué, aussi démesuré soit-il, mais plutôt son accélération, qui lui permettait de ne faire qu’une bouchée de ses adversaires dans la seule et courte ligne droite du circuit, et ce malgré un quatuor d’ailerons braqués rendant la moto rouge aussi aérodynamique qu’une armoire normande, sans même parler du trou créé par le malheureux volatile.

A cet égard, les vues d’hélicoptères étaient clairement révélatrices de la puissance supplémentaire dont disposait la Ducati. Cela implique un moteur bien plus puissant que la concurrence, ce qui est déjà le cas depuis plusieurs saisons, mais Phillip Island pourrait représenter dans ce domaine une évolution supplémentaire, à la fois technologique et stratégique.

L’objectif de la firme de Borgo Panigale a toujours été clairement énoncé de remporter une course cette année. Or les épreuves se succèdent et nulle victoire ne vient toujours récompenser les hommes de Gigi Dall’Igna.

Sans aucun dénigrement et juste pour le côté passionnant de la chose, nous émettons donc l’hypothèse que Ducati aurait changé de stratégie et utilisé la dernière carte cachée dans leur manche; fournir à leurs pilotes des moteurs ultra-puissants, spécialement préparés pour la fin de saison. Des moteurs plus puissants, et donc moins endurants, que le règlement permissif de la catégorie Factory Option leur autorise jusqu’à la fin saison.
Les hommes en rouge, qui n’ont pas hésité à profiter de cette réglementation, ont-ils aussi décidé de la sucer jusqu’à l’os en montant des moteurs qui ne feraient qu’une course, un peu comme à « la bonne époque » des Superbike et Supersport?

Ceci n’est qu’une hypothèse mais, une chose est certaine; à l’inverse d’Andrea Dovizioso, et après son problème moteur à Motegi, Andrea Iannone disposait d’un propulseur neuf en Australie, son 8ème de la saison sur 12 autorisés.


Qu’y avait-il réellement dedans?  Malheureusement, la question n’a pas été posée en conférence de presse.

Nous attendons donc Sepang et ses deux grandes lignes droites avec la plus grande impatience, en nous régalant par avance, d’autant que le couple Iannone-Ducati vient également de démontrer qu’il n’avait plus rien à envier aux meilleurs dans les courbes, le traditionnel point faible des motos italiennes… jusqu’à présent!

Quoi qu’il en soit, « Bravo Andrea Iannone » et  « Bravo Ducati » !

Stay tuned !

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