Valentino Rossi : « gagner ? S’il pleut sur les autres et pas sur nous ! »



Avec un dixième chrono lors de la session d’hier, au Qatar, Valentino Rossi ne pouvait pas être heureux.

Et pourtant, il trouvait l’explication à ses contre-performances, dans le fait d’avoir roulé, à l’inverse de son équipier, toute la séance avec le même train de pneus durs.

Mais force est de constater que Ben Spies a, lui aussi, roulé toute la séance avec le même train de pneus, ce qui ne l’a pas empêché de conclure à deux dixièmes de son équipier Lorenzo.

La vérité était certainement à chercher ailleurs que dans le communiqué de presse de Ducati, par exemple dans l’entretien publié aujourd’hui dans la Gazzetta dello Sport. On y retrouve un Valentino Rossi bien plus pessimiste et bien plus à cran que ce que Ducati voulait bien laisser paraître. 

« Nicky a fait un excellent chrono mais avec les tendres. Avec les durs, il tourne dans mes temps ».  Ce qui est une assez mauvaise nouvelle puisque le pilote italien déclarait hier que les tendres de Bridgestone ne pourraient pas être utilisés en course.  

Voilà donc les Ducati loin de la lutte pour le podium. « Nous avons fait beaucoup de travail mais pour le moment, nous ne sommes pas en mesure de lutter pour le podium. Après, en course, il peut se passer beaucoup de choses, mais si nous voulons lutter pour le podium, nous devons nous améliorer d’une demi-seconde ».

Si le podium est hors d’atteinte, alors, la victoire… « Il devrait pleuvoir sur les autres et pas sur nous, pour pouvoir gagner… »

Et lorsqu’on lui demande si son futur est encore chez ducati, le pilote italien qui, jusque-là, préférait éluder la question, admet qu’un échec pourrait remettre son futur en question. « Si je ne réussis pas avec Ducati, ça pourra remettre mon futur en question, mais pas mon passé. C’est une saison importante parce que nous devons essayer de faire mieux. C’est difficile parce que les Honda et les Yamaha vont très forts et les pilotes des teams officiels sont vraiment très en forme. Donc ce sera difficile. Nous partirons en tant qu’outsider. Seulement, vu de la façon dont se sont déroulés les tests, tout devra vraiment très bien se passer pour être devant, même parmi les outsiders. Pour l’instant, nous ne sommes pas dans des conditions très positives. Il faut juste espérer que les évolutions donneront de bons résultats ».

On sent l’Italien de plus en plus à cran et on pourra certainement compter sur la presse italienne pour extrapoler ce bout de phrase comme un indice de son arrivée chez Gresini en 2013.

Pourtant, ce dont Rossi et Ducati ont besoin, c’est un peu de calme en attendant les modifications qui seront amenées à Estoril, pour les essais d’après course. Et ces évolutions, contrairement à ce qu’on aurait pu penser, porteront plutôt sur le moteur que sur le châssis. « Nous en avons parlé avec Filippo Preziosi et nous devons essayer de construire un moteur un peu plus doux à l’accélération. Nous avons beaucoup de mal à maintenir au sol tous les chevaux de cette 1000. Et puis, il reste aussi un peu de sous-virage. Le problème est qu’avec la règle de l’allocation des moteurs, si vous devez modifier quelque chose, vous êtes obligés d’attendre que votre bloc soit en fin de vie ».

Il va donc falloir que les rouges fassent le gros dos jusque-là…stay tuned !      

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Source : Gazetta dello Sport

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