Interview exclusive de Johann Zarco avant la trêve hivernale!



Malgré un emploi du temps très chargé et des sollicitations de toute part, nous avons pu nous entretenir quelques minutes avec Johann Zarco lors de la conférence de presse de la FFM.

Le Champion du monde Moto2 a bien voulu faire le point sur cette fin de saison avec nous et commencer à parler de 201…

Tout d’abord, Johann, encore bravo pour ce titre mondial et merci de nous avoir fait vibrer cette année, avec ce côté profondément humain si particulier chez toi.

Johann Zarco: « Merci pour les compliments. J’ai toujours les pieds sur terre. Ce côté humain vient simplement du fait que j’essaie de profiter au maximum car je sais que ce ne sera pas toujours comme cela. Même ici, quand des personnes prennent des photos, c’est très agréable. Cela vient également du passé et de ce que j’ai dû faire pour y arriver; après tout cela, il est impossible de prendre la grosse tête (sourire)! »

Tu as essayé la Kalex 2016 à partir de Valence. Comment s’est passée l’adaptation, car les débuts ont eu l’air un peu difficiles?

Johann Zarco: « J’ai effectivement essayé la Kalex 2016 dès le Grand Prix de Valencia, puisque l’objectif principal du titre mondial était atteint. C’était donc tout bénéfice de pouvoir tester ce châssis avant d’attaquer les essais d’intersaison. En effet, nous sommes maintenant  limités à 10 jours d’essais privés par an, sur n’importe quel circuit, hors essais IRTA, et cela commence après le Grand Prix de Valencia. Nous en avons fait deux journées avant la pause des mois de décembre et janvier.
Effectivement, au Grand Prix, je n’ai pas un bon feeling, mais je ne peux pas dire que c’était dû au châssis. C’était peut-être encore un peu de fatigue du Grand prix de Malaisie et du mal à se remettre dans le rythme intense que sont les Grands Prix. C’est peut-être pour ça que j’ai été un peu en retrait. Et dès qu’on commence en retrait le vendredi, c’est dur de remonter la pente et je pense que ma 7ème place en course est due à cela. Par contre, lors des essais privés de deux jours à Valencia, qui se sont passés avec des super conditions météo, là, déjà, j’ai tout de suite eu des chronos plus rapides en configuration course. Ensuite, avec du travail, on a pu essayer pas mal de choses pour se préparer à l’an prochain, et pour pouvoir modifier la moto en cas de problème sans que ça me perturbe. Techniquement, je ne peux pas dire qu’il y ait de grandes différences entre le châssis 2014 et le 2016. J’ai toujours de très bonnes sensations et c’est aussi l’équipe qui m’en donne la capacité. Là, avec le  travail que l’on a fait sur ces deux jours d’essais, on sent qu’il y a quand même une année d’expérience avec cette équipe. On ne fait pas du tout le même travail qu’il y a un an. Je suis aussi rapide qu’il y a un an, voir un petit peu plus puisque j’ai battu le record de la piste, mais l’esprit de travail n’est pas le même et je n’ai plus besoin de beaucoup de tours pour m’adapter à la moto, donc on peut essayer d’avantage de choses sur la moto pour résoudre des problèmes que l’on pourra rencontrer dans le futur. »

Tous les rouages se sont bien mis en place et vous travaillez avec plus d’efficacité?

Johann Zarco: « Oui, mais je dirais aussi plus d’anticipation par rapport aux problèmes futurs. »

Peux-tu nous citer quelques points forts et points faibles de tes principaux adversaires, comme Rins, et de toi?

Johann Zarco: « J’ai du mal à dire, je ne voudrais pas dire les points forts et les points faibles de mes adversaires. C’est vrai que Rins semble très fort. Il est vice-champion du monde donc il part aussi en tant que favori pour l’an prochain, mais méfiance au sujet de beaucoup d’autres pilotes, car tous ceux qui sont prétendants  à la victoire, voire même au podium, ce sont des pilotes qui peuvent te prendre des points tout au long de la saison, et les points au championnat, c’est ultra-important . Pour moi, le championnat a été parfait cette année car finalement, j’ai pris des points sur l’adversaire principal depuis la deuxième course, ce qui m’a permis d’être champion du monde plusieurs courses avant la fin de l’année. Pour l’an prochain… à voir!
Pour ma part, je travaillerai sur mes points faibles en essayant de pouvoir plus vite redresser la barre si j’attaque mal le weekend. Ou, sachant  que si on attaque le weekend sur un mauvais rythme, o na du mal à redresser la pente, n’attaquer aucun weekend sur un mauvais rythme; toujours se préparer avant le Grand Prix pour être au meilleur de sa forme le vendredi, samedi, dimanche.
J’ai été performant cette année et on va dire qu’il y a eu trois bémols sur les 18 courses. Méfiance pour l’an prochain! »   

Et ton point fort, c’est que quand tu attaques bien le weekend, personne ne te suit?

Johann Zarco: « Oui, et ça me permet de rester relax, d’avoir un pilotage très propre, très fluide, et cette décontraction dans le pilotage est vue par mes mécanos même à la télé, tout comme par Laurent (Fellon) en bord de piste. Ils analysent donc très vite: « Zarco est bien » ou « Zarco est mal ».
En 2016, éviter le plus possible « Zarco est mal » sera une des clefs pour le deuxième titre mondial… »

Une fois de plus, un grand merci à Johann pour nous avoir accordé quelques minutes alors qu’il était sollicité de toute part…

Stay tuned !

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