Mika Kallio, la pièce maîtresse de KTM?



Mika Kallio, qui a récemment eu 33 ans, est l’un des pilotes KTM les plus décorés en Grand Prix. Le Finlandais a obtenu douze victoires, 32 podiums et a remporté deux Championnat du monde en cinq ans sous les couleurs orange.

Alors que Pit Beirer et son équipe ont construit une structure MotoGP au cours des dix-huit derniers mois, il était clair que la dernière pièce de la formule viendrait avec un pilote ayant de l’expérience pour diriger le projet sur la piste et avec de la vitesse pour emmener la moto au meilleur niveau possible avant son lancement en 2017. Mika Kallio a ces deux qualités grâce à quatorze saisons au plus haut niveau.

Mika, je sais que vous avez une histoire avec KTM, mais quand avez-vous pris la décision de vous lancer dans ce nouveau rôle?

« Je pense que nous en avons parlé pour la première fois il y a un an, mais plutôt sur le ton de la rigolade en imaginant comment il serait agréable de revenir chez KTM lorsque le projet MotoGP débuterait concrètement. Nous avons gardé le contact au cours de la saison et c’est en été que nous avons demandé quel serait le planning des tests en 2016. J’étais réellement intéressé pour deux raisons: tout d’abord, comme vous l’avez rappelé, nous avons une histoire commune avec KTM et j’ai appris à y connaître beaucoup de monde, d’autre part, je sais aussi que lorsqu’ils se lancent dans quelque chose ils sont très sérieux et c‘était important pour moi parce que je savais qu’ils allaient bosser dur pour essayer d’être les meilleurs au moment de descendre en piste. Personnellement, c’est agréable de faire partie de ce genre d’équipe et j’ai toujours été le genre de pilote qui aime développer des motos. Les petits détails m’intéressent. Pendant un week-end de course, j’aime toujours vérifier toutes les données moi-même. Je suis heureux de partir de zéro pour arriver au meilleur possible. Une autre chose est que j’ai roulé pendant de nombreuses années en Moto2 et cette saison ça a été très compliquée pour moi d’obtenir de bons résultats, ce qui était tout le contraire de l’année précédente. Je me suis beaucoup débattu avec les nouveaux Dunlop pour trouver un bon feeling et je savais que leur stratégie avec les pneus allait se poursuivre en 2016. C’était aussi une autre raison pour oublier le Moto2 et tourner mon regard vers autre chose ».

Comment un rôle de testeur qui n’est pas en compétition peut avoir un impact sur votre carrière? 2014 était une très bonne année pour vous. Comment voyez-vous 2016 et au-delà?

« Bien entendu, j’ai pensé à tout et le point négatif est le fait que je ne roulerai plus en compétition et en tant que pilote, vous voulez toujours être en concurrence avec d’autres. Je dois gérer ce fait et j’espère que je pourrai revenir en 2017 pour disputer des courses et de démontrer à KTM que je suis assez rapide pour le faire avec eux. Je pense que ma carrière n’est pas terminée et après un an de tests j’espère que je pourrai être de retour en GP ».

Vous êtes donc le genre de pilote qui trouve beaucoup de satisfaction lorsqu’il gagne des dixièmes grâce au travail technique?

« C’est important et je pense que tout le monde, dans chaque équipe, aime voir la progression. Je pense que KTM m’a choisi parce qu’ils ont confiance dans le fait que je puisse faire du bon travail et que je puisse être un bon pilote d’essai pour eux. Habituellement, c’est un de mes points forts que je peux apporter aux équipes. Un bon feedback sur la moto et les détails que nous devons améliorer. Je suis toujours prêt et désireux de tester tout et bien entendu, ce sera gratifiant pour nous tous de voir les améliorations ».

KTM c’est un grand nom du tout-terrain réputé pour ses moteurs puissants. Pour vous, après un certain nombre d’années sur des 600cc, sera-t-il revitalisant de retrouver quelque chose d’un peu plus «fou»?

« J’ai roulé en MotoGP en 2009 et en 2010, et en Moto2 la puissance est quelque chose qui m’a vraiment manqué! C’est tellement agréable quand vous cette puissance. Je ne pense pas que la différence sera un problème. Dans le passé je me suis entraîné avec une Superbike et j’ai aussi mené des tests pour Michelin avec des motos plus puissantes. Je sais à quoi vous m’attendre avec KTM et je sais qu’ils ont toujours été très bons du côté du moteur ».

Et Moto3? Est-il prévu que vous apportiez votre contribution ?

« Nous n’avons pas encore parlé de ça et je pense que nous allons nous concentrer sur le MotoGP. Ce sont deux machines totalement différentes et si vous commencez à mélanger, ça risque de ne pas aider ».

Enfin, revenir chez KTM signifie que vous devriez disposer d’une belle sélection de motos tout-terrain …?

« Ouais, on ne sait jamais! Je me souviens quand je roulais avec eux avant, j’avais toujours les meilleurs motos de motocross mais je ne les utilisais pas vraiment sur la piste de motocross … ce que je faisais, c’est que je les utilisais pour les courses sur glace en hiver. Nous utilisions la base de la moto et je modifiais les suspensions et les pneus étaient bien sûr avec des clous. Depuis lors, j’ai toujours utilisé une KTM et dans mon garage, j’ai encore une 250 et une 450 … même la 560 Supermoto! Peut-être que je pourrai les échanger contre de nouvelles! »

Stay tuned !

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