Giacomo Agostini : le record, « Valentino le mérite »



Dans une interview accordée à nos confrères de GPone, Giacomo Agostini a abordé de nombreux sujets d’actualité à l’issue du GP de Jerez. Valentino Rossi, Jorge Lorenzo, son record, l’avenir… Tout y passe. Nous avons compilé les meilleurs moments.

Au sortir de l’épreuve espagnole, tous les spécialistes du paddock y sont allés (et à juste titres) de leurs commentaires positifs envers Il Dottore. Ago lui-même en fait l’éloge : « C’est une grande victoire au terme d’une course bien menée. J’étais dans les stands, et à un certain moment il a continué à tourner en 1’40.2 : c’est là qu’il a gagné, il les a démoralisé. »

Avec ce nouveau succès, le 113ème de sa carrière, Rossi se rapproche ainsi des 122 de son compatriote. À ce sujet, l’actuel détenteur du record est on ne peut plus honnête et fair-play : « Je mentirais en disant que je serais heureux de perdre ce record. Pourquoi l’être ? Cependant, si cela arrive c’est que Valentino le mérite, alors je n’en ferai pas un drame. »

Giacomo est ensuité interrogé sur le cas Jorge Lorenzo, et la suite à donner à sa saison après avoir annoncé qu’il quitterait les Bleus pour rejoindre Ducati en novembre prochain. « Certains pensent que Yamaha fait une différence, a-t-il déclaré, mais ce n’est absolument pas le cas. Leur traitement est et sera toujours le même. Ils sont deux grands pilotes et Yamaha veut gagner, avec l’un comme avec l’autre. »

 

« Un grand talent naît tous les 10 ou 20 ans »

L’homme aux 15 titres mondiaux n’a jamais quitté le monde des Grands Prix et peut ainsi y porter un regard dans le temps. En matière de sécurité, il reconnaît de nombreux progrès : « À mon époque il y avait beaucoup, beaucoup trop de morts. Les circuits étaient vraiment différents, et il n’y avait pas ces équipements dont les pilotes disposent aujourd’hui ». Une pensée toute particulière pour Michel Rougerie, Jarno Saarinen et toutes ces personnes parties trop tôt. 

En ce qui concerne son style de pilotage, l’italien se sent plus proche de son compatriote : « Celui qui me ressemble le plus est Valentino Rossi. Marc Marquez coupe les virages, Jorge Lorenzo les prend larges, alors Valentino a la bonne méthode : ni trop serrés, ni trop larges. C’est aussi comme ça que je prenais mes trajectoires. »

Né en 1942, Agostini a connu la majorité des légendaires du motocyclisme : « Un grand talent naît tous les 10 ou 20 ans, affirme-t-il. Attention, je parle de celui qui a tout : il ne suffit pas d’être rapide, il faut aussi être un fin technicien, savoir utiliser sa tête, bien gérer son équipe ainsi que son public. »

Quant à l’après-Rossi, période que beaucoup redoutent (mais pour l’instant repoussée à fin 2018), il y pense évidemment : « La moto ne s’arrêtera pas, mais il y aura un ralentissement si l’on ne trouve pas quelqu’un d’autre. Même quand il arrive second ou troisième Valentino est plus applaudi que le premier, parce que cela fait des années qu’il épate et divertit le public. Il mérite cette reconnaissance. »

 

Stay tuned !

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