Les 19h30 de PHP #3 : Ils ont oublié l’essentiel!



Il y a bien longtemps que l’on n’avait plus enregistré autant de chutes dans la catégorie MotoGP en cinq Grand Prix. Au Mans, dimanche dernier, ce fut encore l’hécatombe: une Honda et demie (Marc Marquez a pu relever sa machine et terminer 13e … à un tour) à l’arrivée, Iannone, Dovizioso qui enregistrent encore un résultat blanc. Et tous les autres!

Pire: aucun pilote du carré magique n’a échappé à l’erreur en course: Lorenzo en Argentine, Rossi au Texas, comme Pedrosa. Et Marquez, au GP de France.

Les chiffres sont là, qui illustrent un nouveau problème, provoquent des réactions et beaucoup de discussions: «Il y a eu trop de changements en un seul hiver; l’électronique unique, un nouveau manufacturier en pneumatiques, le système aurait dû organiser beaucoup plus d’essais», a-t- on entendu dans le paddock du Mans.

Et tous de pointer du doigt Michelin, qui travaille pourtant d’arrache-pied, pour servir leurs pilotes. Le manufacturier français a parfaitement préparé son retour en Grand Prix, des tests nombreux ont été réalisés dès l’an dernier sur la plupart des circuits qui accueillent un GP. Mais rien ne remplacera jamais la course!

Car il est impossible de recréer «artificiellement» les contraintes exigées par les meilleurs pilotes du monde sur la distance d’une course, sans avoir à disposition des données précises, relevées les années précédentes. Cette saison tout est à faire pour Michelin, à commencer par la création d’une banque de données qui permettra, dès l’an prochain, de bénéficier d’une bases de données sérieuses.

Ce n’est d’ailleurs pas par hasard si les hommes forts du Championnat n’ont pas connu de soucis au Qatar, sur un tracé où ils avaient travaillé deux semaines avant le premier GP et où, on le rappelle, Jorge Lorenzo a réussi des temps record dans ses ultimes tours, preuve par le chrono de la qualité des produits du manufacturier français (le vainqueur du Mans a également été très rapide en fin de course dans la Sarthe, comme Valentino Rossi avait été parfait deux semaines plus tôt à Jerez de la Frontera).

Pointer du doigt les nouveaux pneus, se poser des questions sur l’électronique unique – qui pénalise essentiellement Honda – est pourtant une erreur. Elle prouve que dans ce milieu devenu de plus en plus artificiel, où l’on utilise les pilotes comme des pions – le jeu des chaises musicales du mercato n’avait jamais commencé aussi tôt dans la saison -, la plupart des acteurs des Grand Prix ont simplement oublié l’essence même des sports mécaniques: s’adapter aux conditions, quelles qu’elles soient! Et trouver les solutions adaptées, comme l’ont (beaucoup) mieux fait à ce stade de la saison les pilotes officiels Yamaha, que leurs rivaux de chez Honda.

J’entends déjà certains supporteurs prêts à défendre leur favori en affirmant que l’adversaire est favorisé, que les dés sont pipés. Ce n’est pas le cas. La vérité est beaucoup plus simple que cela et on la trouve dans une des fameuses phrases attribuées au Commendatore Enzo Ferrari: «Avant de vouloir terminer premier, il faut premièrement terminer ».

Stay tuned !

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