Pour Shwantz, Viñales pourrait déjà gagner avec Suzuki et devrait rester



Kevin Schwantz reste l’icône de Suzuki, celui qui a su donner à la marque ses lettres de noblesse en devenant Champion du monde des Grand Prix en 1993.

Toujours impliqué dans le milieu des deux roues et souvent présent sur les circuits, l’américain garde un œil avisé sur la situation de l’écurie d’Hamamatsu.

Dès lors, présents au Mans, nos collègues de Motorsport en ont profité pour recueillir ses impressions quant au feuilleton du printemps…l’arrivée, ou pas, de Viñales chez Yamaha.    

« Si j’étais à la place de Maverick et que j’essayais de prendre une décision intelligente en termes de business et de carrière, je resterais chez Suzuki. Je me dirais : ‘Si j’arrive à qualifier un petit peu mieux la moto et à mieux m’élancer au départ, je peux gagner. Jusqu’à maintenant, j’aurais pu disputer chaque course aux avant-postes’.

Le plus simple serait de regarder d’où il est parti et où il a terminé au Mans. S’il ne s’était pas tiré une balle dans le pied en prenant un mauvais départ, Maverick aurait pu faire ce qu’a fait Rossi, revenir et rivaliser avec Dovizioso et Márquez avant même qu’ils ne chutent. À la mi-course, le rythme de Maverick était très similaire à celui de Rossi ».

Mais l’Américain pointe également un autre problème, celui de devenir l’équipier de Rossi. Pour lui ce problème semble au moins aussi gros que celui de la compétitivité de la GSX RR.  

« Le problème en allant chez Yamaha c’est d’avoir Rossi pour coéquipier. S’il te rabaisse, se qualifie mieux que toi et te bat, ta valeur s’effondre. En revanche, en restant chez Suzuki, tu n’as pas cette pression. Tu peux travailler sur toi-même, améliorer ce que tu as besoin d’améliorer et devenir un pilote plus complet. Et comme je le disais, tu t’apercevras, espérons-le, que la moto est capable de se battre contre les Yamaha et les Honda ».

Pour Schwantz, Viñales a ce qu’il lui faut gagner dans son garage, mais c’est en lui qu’il doit aller chercher le dernier carat qui lui permettra de passer d’espoir à vainqueur de Grand Prix.

« Il faut juste que le pilote ait réalisé l’association nécessaire entre le talent, l’intelligence de course et l’expérience ».

Stay tuned !

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