Les 19h30 de PHP #5 : Sprint final!



Ah, cette sacrée dernière ligne droite d’arrivée du Mugello! Elle ne semble jamais finir et vous fait lever malgré-vous de votre siège.

Dimanche encore, on était debout devant notre poste retenant notre souffle pour assister au dénouement du Grand Prix d’Italie.

Trois courses, trois arrivées au sprint, trois scénarios différents… et trois occasions de vibrer!

En Moto3, comme c’est souvent le cas dans la plus petite des cylindrées, on assista à une arrivée groupée, cinq pilotes en bagarre – Binder, Giannantonio, Bagnaia, Antonelli et Quartararo qui aborda le dernier tour en tête.

En Moto3, être aux avant-postes dans l’ultime virage lors d’une arrivée en paquet est rarement un avantage.

Le jeu des aspirations vous condamne pratiquement à un rôle de leurre et le jeune Français s’est retrouvé débordé par ses quatre compagnons d’échappée  pour finir cinquième et dernier du groupe.

En Moto2, Johann Zarco lui n’a pas tremblé. Débouchant en tête du ce dernier grand virage à gauche,

il a avalé la dernière ligne droite le nez dans la bulle, sans se retourner, sans un regard pour l’Italien Lorenzo Baldassarri qui était collé à sa roue, sûr de sa force : »Je savais que je pouvais gagner si je sortais en tête du dernier virage« , confia d’ailleurs l’Avignonnais après son deuxième succès de la saison.

En catégorie-reine, il fut une époque où on ne remontait pas une Honda d’usine quand elle débouchait en tête du dernier virage.

Ces temps semblent aujourd’hui révolus et Marc Marquez a payé cash le souci actuel de la Honda, son manque d’accélération en sortie de courbe : « J’avais bien préparé ma sortie de virage car je craignais de me faire dépasser par Lorenzo dans la ligne droite et c’est ce qui s’est passé!« , constatait l’officiel Honda, un brin fataliste.

Conscient des problèmes de Marquez, Jorge Lorenzo eut d’ailleurs le triomphe modeste « J’ai eu de la chance de me battre contre Marc pour la victoire », admit le leader du Championnat MotoGP, visiblement soulagé de ne pas avoir eu à affronter Valentino Rossi sur ses terres.

L’Italien fut effectivement le grand malchanceux de ce Grand Prix d’Italie qu’il avait illuminé depuis les essais jusqu’à sa casse moteur. Nul doute que Valentino aura à cœur de prendre sa revanche à Barcelone, le prochain rendez-vous de la saison.

Un circuit où là, au contraire du Mugello il impératif de sortir en tête du dernier virage pour espérer l’emporter car la ligne droite d’arrivée est très courte.

Rossi connaît bien l’endroit et pour cause, en 2009, après un duel à couper le souffle, il avait débordé Jorge Lorenzo dans l’ultime courbe et signé une éclatante victoire.

Stay tuned !

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