Khairul Idham Pawi ne sera pas que l'homme d'un seul jour



Il fait partie des 8 pilotes ayant abandonné au Mugello, et pourtant il n’a jamais semblé aussi fort sur le sec : le week-end dernier, Khairul Idham Pawi a (définitivement ?) fait taire ceux qui attribuaient son succès argentin à de la « chance ».

Souvenez-vous : le 3 avril 2016, à l’issue du Grand Prix d’Argentine, le jeune Khairul Idham Pawi remportait une victoire mémorable sur une piste séchante et piégeuse. À 17 ans et pour son 3ème départ, le pilote Honda s’imposait avec 26 secondes d’avance sur son premier poursuivant, ce qui sera sans doute l’un des (sinon le) plus gros écarts de la saison. Il devenait par la même occasion le premier Malaisien à gagner un GP, le troisième à monter sur un podium après Zulfahmi Khairuddin et Hafizh Syahrin.

Il n’était arrivé que 22ème à Losail deux semaines plus tôt, et se classera 20ème à Austin le dimanche suivant. Dès lors, la lumière médiatique qui s’était mise à éclairer le parcours du natif de Perak perdait de son éclat. « On le reverra en 2017, au mieux cette année s’il se remet à pleuvoir » prédisaient certains médisants. Khairul Idham Pawi leur a pourtant donné tort.

 

Sur le bon chemin

À Jerez, il est parvenu à arracher les points de la 14ème place après s’être élancé 23ème. Ce n’est pas aussi impressionnant que la performance de Brad Binder – dernier sur la grille, premier à l’arrivée – mais le résultat est encourageant, le Malaisien l’ayant obtenu au prix d’une lutte à 5 dont il est sorti vainqueur. Au Mans, il s’est encore illustré en marquant 2 nouveaux points avec 6.76 secondes de retard sur le top-5. 

Mais c’est au Mugello, paradoxalement où il a enregistré le premier abandon de sa carrière, qu’Idham Pawi a prouvé que Termas de Rio Hondo n’était ni une surprise, ni (sans doute) son dernier exploit. Après s’être offert la meilleure qualification de sa carrière (3ème) sur une piste 100% sèche, il a confirmé le lendemain en passant l’intégralité de la course dans le top-10.

Il chute dans le dernier tour, alors que la 6ème place était possible, et pointe désormais 12ème au général alors que le 7ème rang lui tendait virtuellement les bras.

 

Frustré, Khairul Idham Pawi peut néanmoins être satisfait du bilan général de son week-end transalpin. Le triomphateur de l’Asia Dream Cup 2014 a en effet montré que son talent ne se limitait pas à un bitume humide où les pilotes roulent en slicks et sur des oeufs. L’apprentissage se poursuit pour le rookie Malaysien mais il nous a d’ores et déjà envoyé un message fort : il va aussi falloir compter sur lui lors des courses sèches, et plus tôt que prévu.

Stay tuned !

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