Dall'Igna : "nous avons franchi une étape, mais ce n'est qu'une étape"



Dimanche, sur les hauteurs de Spielberg, en Autriche, Andrea Iannone venait apposer son nom sur le livre des succès de Ducati qui, rappelons-le, était resté vierge de toute écriture durant ces six dernières années.

Mais si ce succès est certainement l’oeuvre du pilote italien, il est aussi et avant tout l’oeuvre de Gigi Dall’Igna. Le sorcier Aprilia devenu gourou chez Ducati a travaillé sans relâche depuis deux saisons et demie dans le but de ramener la fierté du côté de Borgo Panigale et cela ne s’est pas fait en deux coups de cuillère à pot.

De la machine à l’organisation, Dall’Igna a tout revu, conservant le bon,changeant le mauvais avec un seul objectif en tête, le titre de Champion du monde ! Alors dimanche, sa joie était immense mais mesurée car comme il le rappelait, cette victoire n’est qu’un premier pas vers un objectif plus grand et plus beau. 

Et finalement, c’est peut-être ça qui a le plus changé chez Ducati, cette remise en question, car on se souvient des propos de Jeremy Burgess qui, à son arrivée chez Ducati, avait déploré le fait que la maison rouge préférait se gausser de ses victoires plutôt que d’analyser ses défaites.

Mais ce temps est révolu et Dall’Igna, l’homme dont la machine précédente a fait trembler tous ses adversaires en Championnat du monde Superbike, ne se contentera pas d’une victoire sur un circuit où la puissance était la clé du succès. Il le sait, c’est désormais sur des circuits comme Jerez ou le Sachsenring que ses machines devront être capables de faire mal.

« Dans ces moments, vous pensez à tout, y compris à tous les éventuels inconvénients. Mais dimanche, c’était un jour incroyable pour toute l’équipe car c’était une course difficile en matière de consommation et de pneus. Nous avons franchi une nouvelle étape dans la bonne direction, mais nous nous rappelons que ce n’est seulement qu’une étape, puisque notre objectif est de devenir champions du monde et pour cela, il faut des victoires. Maintenant, nous devons garder les pieds sur terre et nous concentrer tout en continuant le développement.
Cette première victoire intervient après deux ans et demi de travail mais tout d’abord je devais connaître les gens, comprendre les forces et les faiblesses jusqu’à arriver à avoir la confiance nécessaire. Il m’a fallu un certain temps pour comprendre comment la moto était faite et pour comprendre tous les détails, en me concentrant sur l’organisation. Ensuite, j’ai commencé à travailler sur le volet technique en changeant aussi la méthode de travail.
Cela n’a pas été un travail facile mais j’ai la tête dure, je ne sais pas si c’est une qualité ou un défaut. Il est certain qu’écouter les gens est essentiel dans ce travail. L’année dernière déjà, nous avons accompli un pas en avant du point de vue organisationnel, cependant, la partie technique nécéssitait plus de temps. C’est un travail où chaque jour vous devez écrire un autre petit morceau« .

Stay tuned!

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Source : GPOne

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