#CzechGP, Rossi : « Les comptes se font à la fin »



Hier, lorsque les pilotes se sont réveillés et qu’ils ont vu la pluie tomber sur le circuit de Brno, certains se sont dits que c’était probablement leur jour alors que d’autres ont dû se dire qu’ils se rendormiraient bien encore une petite heure.

Enfin, il y a ceux, comme Valentino Rossi, qui savent que s’ils peuvent faire la différence dans ces conditions, ils pourraient réussir un coup qui les remettrait en selle pour le Championnat.

Soyons clairs, avec 57 points de retard sur Marc Marquez avant de s’élancer, le pilote Yamaha n’avait plus grand chose à perdre et seul un gros coup, combiné à une mauvaise opération de Marquez, aurait pu lui rendre l’espoir.

Alors lorsqu’on a rien ou plus rien à perdre, on ose des choses, on tente, comme Iannone en Autriche avec les tendres de chez Michelin, comme Lorenzo au Qatar lors de la première course du Championnat, comme Rossi et Crutchlow hier.

Et ça a marché, ou presque en tout cas puisque après un départ catastrophique et une descente aux enfers l’ayant mené jusqu’à la treizième position, le pari s’est mis à fonctionner et la gomme dure arrière a permis au transalpin de revenir sur le groupe de tête où tous étaient équipés de tendres à l’avant et à l’arrière. Toutefois, derrière lui, Marquez ne se rendait pas et malin comme un singe, profitait de la gomme qu’il avait su économiser pour venir à bout des Iannone, Barbera et Redding qui eux, avaient les tendres qui partaient en lambeaux !

Tout avait pourtant mal commencé !

Le début de la course était un cauchemar. Je me suis dit : « je me suis de nouveau trompé ».

« Les pilotes vous passaient de partout, qu’avez-vous pensé à ce moment-là ?
Je n’avais jamais essayé la gomme dure et je m’attendais à moins de différence avec la tendre. Au début, j’ai pensé, mais où est ce que je vais? Il fallait rester calme. Finalement, je me suis retrouvé de nombreuses fois dans ma carrière dans des situations similaires et elles me plaisent aussi. Comme l’a dit Cal, le fait de toujours voir le groupe de tête sans que personne ne s’échappe a été positif.
Et puis tout a commencé à marcher…

Quand Cal m’a dépassé et que je l’ai vu aller aussi vite, j’ai pensé que la dure me donnerait un avantage dans les derniers tours et c’est ce qui s’est passé. Ça m’a donné envie de faire tous ces dépassements.

Pourquoi avoir pris un aussi gros risque avec la dure ?

D’abord, j’ai pensé que ce serait une course avec un changement de moto et puis, au warm-up, la Yamaha souffrait avec le soft. J’ai eu le sentiment que si je partais avec celle-là, je n’aurais pas été capable de faire plus de 4 ou 5 tours, que je ne serais même pas arrivé au changement hypothétique de machine. Même mon technicien Michelin était inquiet.

Pourquoi ne pas avoir monté la dure aussi à l’avant ?

J’avais déjà des problèmes avec la tendre, je n’ai pas été courageux comme Cal. Pour l’économiser j’ai roulé comme sur un lit de plume, je savais que je ne pourrais pas pousser de trop sur l’avant.

Vous n’avez pas pensé à la victoire ?

Quand Crutchlow m’a dépassé j’ai essayé de rester derrière mais j’aurais dû prendre trop de risques.

Cette année, on dirait que prendre des risques paye

Au Qatar Lorenzo a monté la tendre que Michelin déconseillait et il a gagné, la même chose pour Iannone la semaine dernière. Nous avons tous besoin de plus d’expérience avec cette gomme mais avec la Bridgestone, tout était plus scientifique alors qu’avec la Michelin, il faut la bonne interprétation…ou du cul, en fonction de comment vous voulez appeler ça.

A quel point ce podium est-il important ?
Depuis juin et la victoire à Barcelone, je n’étais plus monté dessus. Lors de plusieurs Grands Prix, j’aurais pu monter dessus et, au contraire, j’ai perdu beaucoup de points. Je commençais à devenir triste, maintenant je suis plus heureux.

Heureux aussi pour le Championnat ?

Ce sont 20 points importants qui me permettent de reprendre la deuxième place.

Marquez ?

Il a plus de 50 points d’avance, j’en ai perdu trop et revenir sera très difficile. En plus, Marc n’est pas seulement rapide, il fait tous les bons choix et il ne commet pas d’erreur. Ceci dit, il ne faut pas abandonner et donner le maximum. Les comptes se font à la fin

Quel est la stratégie ?

Je suis heureux quand je suis sur le podium et je vais continuer à rouler de cette façon. La bagarre avec Lorenzo est très ouverte et les points d’aujourd’hui sont très importants, je sais à point il est rapide, je veux me battre jusqu’à la fin, même si c’est seulement pour la deuxième place. Il aurait été agréable de gagner aujourd’hui, après 20 ans, mais ça l’a été quand même, je pense que je mérite de de jouer à arme égale avec lui, après avoir perdu 25 points pour bris de moteur au Mugello.

C’est un pas important ?

J’avais besoin de ce podium, je vois les courses qui vont de l’Autriche à Misano comme une série unique au cours de laquelle on joue la possibilité de rester attaché au train ».

Stay tuned !

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