Davide Brivio : « Peut-être qu'ils devraient utiliser le drapeau noir, ou rouge »



Tout comme au Sachsenring, le Grand Prix de République-Tchèque a relancé les débatssur la communication pilotes-équipes, le rôle des pneumatiques dans les conditions délicates et caetera. GpOne a donné la parole à Davide Brivio (Suzuki).

Comme la plupart de ses concurrents, le Team Suzuki Ecstar n’a pas fait le choix idéal à Brno en ne chaussant pas ses GSX-RR de pneus durs. Si cela n’a pas empêché Aleix Espargaro de rouler aux avant-postes avant que sa moto ne s’embrase, Maverick Viñales n’a lui pu faire mieux que 9ème. « Nous pensions que ce serait une course flag-to-flag, explique Brivio. Nos pilotes ont testé les pneus tendres et durs, dans le tour de formation nous avons cru que le dur n’aurait pas de grip et que le tendre était le seul choix. Nous pensions que quand la piste sècherait il y aurait un changement de moto, mais ça n’est jamais arrivé. »

Difficile, au regard des conditions du GP et de l’inconnue que représente la pluie, d’en vouloir à l’équipe. « La situation n’est jamais la même, commente-t-il. L’an dernier à Misano, Smith fait un hors-piste et termine second parce qu’il s’est remis à pleuvoir. En Allemagne, Marquez a tiré tout-droit puis eu la bonne stratégie, tandis que les pneus de Crutchlow lui ont permis de gagner à Brno. Nous nous efforçons d’apprendre à chaque fois mais les situations sont différentes. »

 

« Le MotoGP n’est pas la Formule 1 »

Interrogé sur la possibilité de passer aux stands pour repartir avec les mêmes pneus, l’homme de la firme d’Hamamatsu détaille : « Jusqu’à il y a 2 ou 3 ans ce n’était pas faisable mais maintenant oui. Malheureusement, sans communication entre les pilotes et le box c’est difficile d’arriver au bon compromis, comme nous l’avons vu avec Lorenzo. Ce n’est pas facile car cela prend du temps de mettre les pneus, et une fois de retour en piste vous devez rapidement refaire l’écart malgré le nombre limité de tours. Malheureusement, le MotoGP n’est pas la Formule 1. »

Quant aux facteurs de risque d’une telle situation, où les pneus se désintègrent, Davide a sa petite idée : « C’est une décision difficile, peut-être qu’ils devraient utiliser le drapeau noir ou rouge. Pour certains comme Iannone, c’était évident qu’ils étaient en difficulté. Je pense que les pilotes devraient opter pour l’arrêt. Ceux qui sont moins enclins à prendre des risques, come Dovizioso et Lorenzo, sont immédiatement rentrés. Les autres, plus casse-cous, ont continué. »

 

Stay tuned !

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