Romano Fenati brise le silence



Exclu du Sky Racing Team VR46 en marge du Grand Prix d’Autriche, Romano Fenati s’était fait discret depuis l’affaire. Cette semaine, l’italien a enfin brisé le silence et donné sa version des faits à la presse.

Le 13 août dernier, à l’issue des qualifications Moto3 en Autriche, Romano Fenati avait été accusé d’une « répétition d’un comportement non-conforme aux règles disciplinaires d’une équipe ». La sanction était immédiate : non-autorisé à prendre le départ de la course, il quittait le site du Red Bull Ring. Quelques jours plus tard, son exclusion temporaire devenait définitive et sa place en Moto2, où il était annoncé, était donnée à son compatriote Francesco Bagnaia.

Si la mère de Romano s’était exprimée peu après, son fils a quant à lui attendu avant de se confier à certains de nos confrères. Parmi eux, Matteo Aglio (GPOne) a eu l’occasion d’échanger avec lui. Nous vous proposons de relayer les propos du désormais ex-pilote Moto3 — pour peu de temps espérons-le car, qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Fenati fait partie de ces compétiteurs qui donnent envie de voir et faire de la moto.

 

Une bagarre ? « Il ne s’est absolument rien passé »

Alors, que s’est-il passé ce fameux samedi 13 août ? « Quand les qualifications se sont terminées je suis allé parler à Pietro Caprara, mon chef d’équipe, explique-t-il. C’était étrange que je sois si loin du leader et je voulais plus de détails. Il en est sorti qu’un point de mon contrat n’a pas été respecté ». Ce fameux point serait l’obtention d’un technicien personnel pour ses suspensions. « Ma mère a eu une réunion avec la direction de l’équipe mais ils ne sont pas parvenus à un accord qui nous permettrait de continuer. »

Mais ce qui frappé les esprits est ailleurs : il s’agit des échos selon lesquels lui et certains membre de son team en sont venus aux mains. « Il ne s’est absolument rien passé, clame un Fenati désireux d’attester de son innocence. Même Alessio Salucci a été surpris par cette rumeur ». Il revient également sur d’autres bruits, disant que son refus de déménager à Pesaro a pesé dans la balance. « Peut-être que si j’avais déménagé rien ne serait arrivé, je ne sais pas. Ce qu’il s’est passé est presque inexplicable. Dans le passé j’y ai été pendant un an mais mon contrat disait que je devais y être entre le 10 janvier et la première course, à des fins de préparation. Je préférais rester proche de ma famille, mais il n’y avait pas de compromis à faire sur ce point. D’autres erreurs ? En trois ans certaines choses sont arrivées, ce n’était pas de ma faute et je n’ai rien à dire à ce sujet. Disons qu’il y a eu beaucoup de malchance. »

 

« J‘ai toujours fait mon travail »

Sitôt rendue publique, l’affaire a déclenché une vague de protestation à l’encontre de Fenny sur les réseaux sociaux. Il n’y est pas resté insensible : « Cela m’a blessé. Je ne pouvais pas parler, ni aller sur le circuit pour clarifier les choses le dimanche en Autriche. J’ai attendu plus d’une semaine pour cela. Dans le même temps les gens s’étaient déjà fait une raison, ayant entendu seulement une partie de l’histoire. En tant que personne, plus qu’en tant que pilote, je peux dire que je n’aurais jamais écris des choses pareilles. J’ai reçu des insultes et des menaces. Pourquoi ? Ok je suis une personnalité publique, mais pas un clown ou une marionnette. »

Du ressentiment, Romano semble en éprouver à l’égard de son ancienne équipe. « Le plus important est d’être clair et sincère : chacun de nous aurait dû prendre ses responsabilités et sa part d’erreur. Je l’ai fait. À la fin, ma seule faute fut de ne pas aller à Pesaro mais excepté cela j’ai toujours fait mon travail en donnant le meilleur de moi-même. Et d’ajouter que lorsque certaines choses arrivent, il ne faut pas s’en prendre à une personne mais à tout le monde. Chacun doit prendre ses responsabilités et essayer de comprendre l’autre. Le résultat aurait été différent mais ce qui est fait est fait ». Quant aux déclarations déclarant que l’équipe a échoué à en faire un véritable professionnel, il les balaie : « C’est bien de devenir mature techniquement, mais chaque personne devrait également rester fidèle à elle-même, et non pas changer. Je préfère que l’on me dise dans les yeux où je dois aller, plutôt que l’on ne me plante un couteau dans le dos. »

 

Rester en piste ?

Mis sur la touche alors qu’il pointait 3ème au championnat, Romano pense que « cette décision blesse tout le monde. L’aventure Moto2 qu’il devait entreprendre avec le Sky Racing Team VR46 est condamnée, ce qui l’a « déçu et déprimé. Ils m’avaient promis que j’y serais, mais il n’y avait rien d’écrit. Ce n’était pas un problème pour moi d’avoir Bagnaia comme coéquipier. L’italien déclare également qu’au sein de la structure il se sentait limité, je n’étais pas complètement moi-mêmeDisons que j’étais guidé, c’était du préconstruit alors que je suis plus instinctif. »

Quant à son avenir, le natif d’Ascoli Piceno écarte vigoureusement toute possibilité de fin de carrière. « Je veux gagner autant de titres que possible ! dit-il en riant. Romano ne laisse planer aucun doute : son futur s’écrira sur une moto. « Pour l’année prochaine nous sommes en train d’évaluer les possibilités, en Moto3 comme en Moto2, explique-t-il. En revanche, sa saison 2016 pourrait bien être terminée : Je ne pense pas [revenir cette année], il n’y a pas de place disponible. »

 

Stay tuned !

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