A la découverte de Romano Fenati, le petit prince d’Italie !



Lorsqu’au Qatar, Romani Fenati franchissait la ligne d’arrivée en seconde position, derrière le grandissime favori du Moto3, Maverick Viñales, on ne pouvait s’empêcher de penser que ce jeune italien, rookie dans la catégorie, avait plus que probablement un bel avenir devant lui.

Mais lorsqu’à Jerez, il s’est non seulement permis de gagner avec 37 secondes d’avance sur le second mais également de prendre la première place du classement général du championnat du monde, on ne pouvait qu’être convaincu du fait que cet avenir était déjà en marche.

L’Italie s’est trouvée son nouveau phénomène et alors que Valentino Rossi, son idole, éprouve toutes les difficultés du monde à remonter une pente décidément bien raide, cette victoire ressemblait furieusement à un symbolique passage de témoin entre deux générations.

Nous l’avons rencontré, après les qualifications, à Jerez et nous en avons, bien entendu, profité pour découvrir ce jeune, sympathique et talentueux pilote.  

D’où te vient l’envie de rouler à moto et comment as-tu commencé ?

Cette passion est arrivée très tôt. En fait, à quatre ans déjà, je regardais mon cousin rouler à moto et je voulais absolument essayer moi-même, ce qu’on m’a laissé faire et c’est donc à partir de ce moment-là que j’ai débuté sur deux roues.

Si on revient au début de saison, tu devais rouler avec la TR002 de chez Ioda. Quand on voit les performances encore discrètes de cette moto, on se dit qu’heureusement pour toi, tu es passé à la FTR/Honda. Avais-tu peur de commencer ta carrière avec une machine qui nécessite encore autant de développements ?    

Non, pas spécialement, car je n’étais pas maître de ce genre de choix mais c’est vrai que je n’avais pas trop de feeling avec la Ioda, alors qu’avec la FTR, nous avons trouvé la moto parfaite !

Justement, parlons-en de cette FTR/Honda, quelles sont ses qualités et ses défauts ?

La FTR a une incroyable stabilité au freinage et lorsque je reprends la manette des gaz en sortie de virage, elle est coulée et la rigidité est parfaite. C’est vraiment une excellente machine.

Alors, si je dois malgré tout vous donner un défaut de cette moto, je dirais que je ne le connais pas encore (rires).

Non, je ne peux pas vous donner ses défauts car, tant que maintenant, je ne lui en ai pas encore trouvé. Elle est excellente et il n’y a rien d’autre à dire, si ce n’est que je me sens extrêmement bien dessus.

Au Qatar tu as été rapide dès le début, comment l’expliques-tu ?

Je ne peux pas l’expliquer ! C’est vrai que je découvrais le circuit, mais j’ai ouvert les gaz directement et ça a payé.

Quelles sont tes plus grandes qualités ?

Je ne vous en citerai qu’une mais c’est celle qui explique pourquoi j’ai obtenu un bon résultat au Qatar. Depuis toujours j’ai une bonne capacité à apprendre rapidement le circuit sur lequel je roule. C’est important car ça fait gagner pas mal de temps sur un week-end.

Et quels sont tes points faibles ?

Je ne sais pas (rires)

Qui sont tes modèles ?

De ce point de vue-là, ce n’est pas compliqué parce que je n’en ai qu’un seul et c’est Valentino Rossi !

Quels sont tes objectifs pour cette saison ?

Mes objectifs sont clairs et ils n’ont pas changé depuis le début, je veux terminer rookie de l’année.   

S’il continue de la sorte, il n’aura certainement pas trop de mal à atteindre un objectif dans lequel il pourrait très vite se sentir à l’étroit.

S’il a gagné à Jerez, circuit qu’il connaissait, il faut surtout souligner son énorme performance qatarie où, lors de la première séance d’essais libres, il accrochait déjà la sixième position, sur une piste qu’il découvrait !

Romano Fenati apprend vite ! Si vite que nous serions déjà tentés de le placer dans la position d’un favori à la couronne mondiale en Moto3.

Ce serait certainement encore un peu prématuré car le championnat est long et truffé de pièges, mais il semble en tout cas bien armé pour en faire trembler plus d’un.

Avant de conclure, nous vous relatons un fait qui s’est déroulé lors de l’interview et qui est révélateur de la qualité des personnes recrutées par la fédération italienne pour l’éduquer à la course.

Alors que nous avions préparé nos questions en Italien, Alfredo Mastropasqua, en charge de la communication au sein du team Italia FMI, a interdit au pilote de parler en Italien, pour l’obliger à s’exprimer dans la langue de Shakespeare.

Vous nous direz que ce n’est qu’un détail et que ce n’est pas ça qui fait la différence sur la piste, mais ça montre, en tout cas, jusqu’à quel point, dans certains pays, on sait prendre en charge l’éducation des pilotes et à quel point elle peut être professionnelle.

D’autres pays, champions du laisser-aller, devraient certainement s’en inspirer.

Stay tuned !

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