La chronique de Didier de Radiguès : Estoril ou Zarco, Simeon, Espargaro et l’ennui du MotoGP !



Je n’ai pas aimé ce Grand Prix, il ne s’y est absolument rien passé, est une bonne introduction pour cette chronique du week-end à Estoril, ou en tout cas, une introduction qui a le mérite de bien résumer mon état d’esprit après le Grand Prix de la catégorie reine.

Que peut-on en retenir si ce n’est que Lorenzo n’est pas remonté sur Stoner, que Pedrosa n’a pas pu taquiner Lorenzo et qu’au final, mis à part Dovizioso, qui a tout de même dépassé Crutchlow, nous n’avons rien vu!

Je pense que l’électronique rend les courses monotones, mais je ne veux pas non plus l’incriminer trop vite. Ceci dit, il faut avouer qu’il est difficile de comprendre pourquoi, à l’issue des 27 tours, il ne s‘est RIEN passé, alors que le circuit se prête pourtant à la bagarre avec sa longue ligne droite qui permet aux machines de se rapprocher. Décevant !

En dehors de la sphère de la course, au sens strict du terme, je suis, bien entendu, désolé de la mésaventure de Randy de Puniet et corrélativement, de la blessure de Colin Edwards. Blesser Colin est certainement la dernière chose dont le Français avait envie, mais ce sont des choses qui arrivent.

Si le MotoGP m’a profondément ennuyé, le Moto2, en revanche, m’a enchanté !

J’ai aimé la combativité et la détermination de Pol Espargaro qui est passé à deux doigts de battre Marquez.

Il aura été, au final, juste une petite fois trop optimiste au freinage, mais comme on dit « it’s racing » ! Il a joué, ça n’est pas passé. Je suis malgré toutcontent qu’il ait pu conserver une deuxième place qu’il avait amplement méritée.

Je pense qu’on a trouvé, en Pol Espargaro, un très bon adversaire pour Marquez, que ce soit pour les courses ou pour le championnat.

Il a également l’avantage, chez Sito Pons, d’être tombé dans une très bonne écurie mais également de rouler sur une Kalex qui, après le titre en 2011, avec Stefan Bradl, confirme qu’elle est une excellente machine.

Je suis aussi tombé sous le charme de Johann Zarco. Passer de la 125 deux temps, à la 600 quatre temps n’est pas une mince affaire et les résultats de Nico Terol, qui est pourtant un excellent pilote, attestent de cette difficulté.

En conséquence, ce que réalise Johann Zarco, après trois Grand Prix seulement, force mon admiration. Le Français a un bel avenir devant lui et je pense que très vite, il faudra compter dessus et ce d’autant plus qu’Estoril n’était certainement pas le meilleur des circuits pour sa MotoBI qui, comme d’autres, souffre un peu en vitesse de pointe.

J’ai aussi bien aimé le retour, certes encore un peu timide, mais le retour tout de même, de Toni Elias aux affaires. J’attendrai tout de même encore un peu avant de me prononcer définitivement à son sujet car Estoril est son circuit fétiche. Il y avait d’ailleurs gagné, en 2006, en MotoGP ce qui avait d’ailleurs privé Valentino Rossi du titre de champion du monde.

Côté belge, j’ai été agréablement surpris par le résultat de Xavier Simeon. Malgré tout, je ne lui attribuerai pas la récompense ultime. En course, en passant de la 22ème à la 13ème position, il a montré que son potentiel était là et qu’en tout cas, ça allait beaucoup mieux par rapport à la saison passée. Mais, je continuerai à lui réserver un mauvais point pour ses qualifications qui restent son dernier véritable point faible !

Ils, et quand je dis « ils » j’entends par là le pilote et son équipe technique, doivent se pencher sur la question.

Puisqu’ils y arrivent pour Bradley Smith, je pense que Tech3 sait faire fonctionner cette machine pour les qualifications.

On est donc en droit de penser que le problème vient du pilote. C’est d’autant plus frustrant qu’il est bien le vendredi, qu’il est bien le dimanche mais que le samedi, bizarrement, il est aux abonnés absents. Se met-il trop de pression ? Je n’en sais rien, mais forcément, il change quelque chose.

C’est à lui de s’interroger (mais faites-moi confiance, c’est ce qu’il fait) et de trouver la solution parce que, ce dimanche, il a une fois de plus démontré qu’il est un excellent pilote de course et qu’il sait être redoutablement régulier dans ses chronos.

Une fois qu’il aura trouvé ce petit plus, le samedi, je pense qu’il nous offrira beaucoup de belles choses le dimanche.

J’en suis convaincu !

Voilà donc pour ce bref résumé de ce que j’ai pensé d’un Grand Prix amusant à midi, ennuyant à 14 heures. 

Et vous? Comment l’avez-vous trouvez ce GP?

Je vous fixe rendez-vous après l’étape française du championnat du monde, sur le circuit du Mans.

Et puis, comme le veut la tradition sur GP-Inside…stay tuned !

Didier

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