Lorenzo : toujours plus loin, toujours plus haut avec Gigi Dall’Igna ou la voix (voie) du sage !



Rares sont ceux qui, aujourd’hui, quatre jours après, ignore l’existence de l’incident ayant opposé Jorge Lorenzo à Valentino Rossi lors de la conférence de presse d’après course à Misano.

Pour rappel et pour ceux qui débarqueraient sur terre après un séjour prolongé sur Discovery One, à la question de savoir si oui ou non le dépassement de Rossi sur Lorenzo en début de course à Misano avait été trop agressif, les deux pilotes donnaient une réponse radicalement opposée.

Si celle de Valentino Rossi ne surprenait personne puisqu’il n’allait évidemment pas s’automutiler pour si peu, celle de Jorge Lorenzo clouait littéralement son équipier, les journalistes, ses adversaires et la plupart des observateurs du MotoGP au sol.

En effet, contre toute attente, le Champion du monde en titre portait un doigt accusateur sur Rossi en estimant que sa manœuvre était trop agressive et qu’il ne devait d’être resté sur ses roues qu’au fait d’avoir relevé sa machine.

Tollé général ! De Rossi à Pernat, de Dovizioso à Mamola, de Mike Webb à Marc Marquez en passant par Agostini, Lucchinelli et bien d’autres encore, personne ne semblait comprendre Lorenzo.

Pourtant, parmi les voix qui comptent en MotoGP, une s’est probablement montrée plus intelligente que toutes les autres, celle de Gigi Dall’Igna, le futur patron de Jorge Lorenzo.

On pouvait s’attendre à ce que l’ingénieur monte à la tribune pour défendre celui avec qui il entretient de très bonnes relations et on attendait de lui qu’il le fasse avec intelligence, c’est ce qu’il a fait en posant trois constats !

Le premier, est que ces histoires sont surtout des histoires pour les magazines et qu’elles n’ont pas vraiment d’importance dans la vie de pilote.

« Les polémiques font partie du jeu. Nous vivons dans un monde où il faut peu pour mettre le feu aux poudres et Rossi et Lorenzo ne vivent pas la meilleure relation possible…Mais je ne vois pas cela comme un aspect important. C’est, permettez-moi de dire, pour les journalistes et pour les fans, pas pour moi ».

A ceci, nous émettrons tout de même un bémol mais qui, vous le verrez plus loin, est également induit dans la fin de la déclaration de Dall’Igna. En effet, dans le cas présent, ce n’est pas si évident de dire que ce sont des histoires pour journalistes car au final, ce n’est pas que d’une rumeur, un journaliste a bâti une info de premier ordre ! Non, ici tout découle d’une réaction, à chaud, d’un pilote vexé qui, comme souvent dans ces cas-là, a choisi la mauvaise option.

En revanche, on ne peut que souligner l’importance fondamentale que ce constat a pour un directeur technique. Peu importe que ces futilités divertissent les amateurs de la discipline, pour lui, responsable sportif du projet Ducati, l’unique chose qui compte, ce n’est pas l’amour que le public porte à son pilote ou la haine qu’il lui voue, ce n’est pas non plus les colonnes qu’il remplit dans la presse sportive, non, ce qui compte pour lui, ce sont les résultats sportifs.  

Le second constat posé par Dall’Igna, et nous ne pouvons encore une fois qu’acquiescer, est qu’être contre Valentino Rossi n’est pas une mince affaire !

En disant cela, outre dire une vérité, le technicien défend son futur pilote, lui donne des circonstances atténuantes sans pour autant, comme vous pourrez le lire dans le troisième constat, l’excuser. 

« Je ne pense pas que le fait pour les fans de le voir chez Ducati, va lui faire éviter les sifflets. Il est clair qu’être contre Valentino, le pilote de loin le plus populaire, est difficile pour tout le monde ».  

Enfin le troisième a le mérite de mettre totalement en perspective les deux premiers et d’apporter la bonne conclusion à toute cette ‘affaire’.

« Mais il est également vrai qu’il y a un travail à réaliser. Ça dépend surtout de Jorge. Chaque pilote doit être intelligent pour donner du poids à certaines choses et essayer de les changer ».

En concluant sur ces paroles, Gigi Dall’Igna concède volontiers que ce genre de réaction de Lorenzo ne l’aidera pas à retrouver l’estime du public. Que pour cela il y a un travail à faire et qu’une partie de ce travail devrait consister à comprendre ce qui est important et ne l’est pas et il est probable que dans l’esprit du technicien, le dépassement de Rossi appartenait à la seconde catégorie.

Une analyse, juste, fine, sans concession, que ce soit pour Lorenzo qui doit se remettre en question, pour Rossi qui règne en maître et peut se transformer en monstre pour ses adversaires, ou pour la presse qui vit aussi par ces polémiques.

Dall’Igna dit les choses simplement, en quelques mots et sans blesser, il pousse les uns et les autres à la réflexion et ça, on ne peut qu’adhérer.

Ce serait d’ailleurs merveilleux si certains, derrière leur PC, juste avant d’écrire leur prochain commentaire haineux, pouvaient s’inspirer de la méthode Dall’Igna. Sans crier, sans blesser, sans insulter, le message est passé !

Pas besoin de créer deux, trois, quatre ou plus encore de pseudos pour nuire à un pilote parce qu’à part blesser quelques personnes en les insultant ou en les accusant à tort de tous les maux de la planète, vous n’atteindrez jamais le pilote que vous détestez tant car lui, tout ce qui l’intéresse, c’est de gagner dimanche prochain.   

Stay tuned !

Rejoignez-nous sur Facebook

Partager cet articleShare on Facebook
Facebook
0Tweet about this on Twitter
Twitter
Share on LinkedIn
Linkedin
Email this to someone
email

Dans cet article

Poster un Commentaire

  S’abonner  
Notifier de