Les 19h30 de PHP : Quartararo, un choix déjà décisif !



Il a débarqué sur la planète GP comme un météore. Pour lui, on a fait ce qu’on avait refusé 13 ans plus tôt à un certain Jorge Lorenzo : on a établi une clause «spéciale» dans les règlements pour qu’il puisse participer à son premier GP (Qatar), alors qu’il n’avait pas encore les 16 ans révolus désormais exigés.

A l’époque, on roulait en GP 125 depuis l’âge de 15 ans, mais Giorgio « Jorge » Lorenzo avait dû attendre la deuxième journée d’essais du GP d’Espagne, à Jerez de la Frontera, pour prendre enfin la piste. Autres temps, autre histoire.

Le météore dont on parle est un gamin de Nice, Fabio Quartararo, sur une moto depuis la prime enfance. Jusqu’à l’an dernier, il était sur la voie royale : des années de formation en Espagne, là où l’on trouve la filière la plus efficace.

Repéré par son talent – immense -, Fabio est intégré à la structure d’Emilio Alzamora, celle qui a notamment permis aux frères Marquez, Marc puis Alex, d’arriver où ils sont aujourd’hui. Sur la piste, Quartararo n’en finit pas de gagner en CEV ; il est tellement jeune qu’il doit même remettre l’ouvrage sur le métier en 2014, ce qui ne l’empêche pas de dominer encore le championnat.

Dès les essais hivernaux avec les « grands », il est étincelant. A son premier GP, sous les projecteurs de Doha, il bluffe tout le monde. Un monde qui le découvre, qui se passionne pour son histoire ; un milieu qui affirme déjà : « Et en plus, son entourage personnel est très sain ; avec lui, pas de risques que l’on privilégie un choix financier à un autre, plus sportif, plus technique. Tout le monde a la tête bien plantée sur ses épaules ».

Et pourtant, avant même que la saison 2015 ne se termine, on apprend qu’il va quitter le team Estrella Galicia, ce fameux premier étage de la fusée gérée avec discrétion mais grande efficacité par Alzamora.

Pourquoi ? Comment ? Les thuriféraires de Fabio se réfugient derrière de sombres explications : « Ouais, le team, et si. Et ça. Et puis, tu sais, les Espagnols gardent tout pour eux. Et techniquement, la Honda, on n’est pas sûrs que… »

Le clan Quartararo vient de commettre une grave erreur. Un peu comme si l’agent d’un adolescent surdoué qui est aux portes du secteur pro du FC Barcelone le faisait transférer dans un club aux mains d’un milliardaire russe dont on ne connaît pas avec précision l’origine de sa fortune.

Bref, la belle machine se grippe en 2016. Le talent est toujours là, c’est visible, mais les erreurs s’accumulent, les contre-performances, donc les déceptions, aussi.

Cette année perdue, Fabio va tenter de la rattraper en faisant le saut en Moto2 en 2017, dans le team de Sito Pons, une structure à l’expérience énorme qui doit lui permettre de réussir cette promotion.

C’est non seulement un joli défi, c’est surtout déjà un choix décisif. Car dans ce métier, les plats repassent rarement deux fois. D’autres pilotes avant lui dans le clan français ont payé cash leurs mauvais choix. A Fabio de savoir en tirer les leçons !

Stay tuned!

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