Les Suissitudes de JCS : Plaidoyer pour l’endurance



Le sport motocycliste est si complexe que le grand public ne s’y retrouve pas, devant tant de championnats différents. Donc tant de champions. Corollaire, il est de plus en plus difficile à financer. Et si la structure idéale, c’était…

Au Bol d’Or, le week-end dernier, j’ai vu d’anciens pilotes de GP heureux, comme Randy De Puniet (2e avec la Kawasaki du SRT) et Alexis Masbou, vainqueur de la catégorie STK pour sa première course d’endurance (6e au général, bravo). J’en ai aussi vu un tout penaud, Louis Rossi, tombé dans le warm-up lap et sérieusement sonné.

Suissitude, j’ai encore vu des compatriotes solides (Greg Junod, 4e), un team mythique de la discipline (Bolliger, avec notamment Michael Savary) malchanceux. Et une bande de joyeux copains, autour de Kevin Zufferey, Vincent Buclin et Adrien Pittet, un jeune homme de 18 ans qui a déjà goûté un peu du Moto2 en CEV et qui aime bien jouer des coudes, de préférence avec l’asphalte, tant ce tendre géant est capable de prendre de l’angle.

Bref, j’ai vu beaucoup de sourires. J’ai aussi ressenti de vibrantes émotions et je me suis posé une question existentielle: devant la complexité du sport motocycliste de vitesse, la solution n’est-elle pas là? On garde un sommet, qui ne se discute pas: le MotoGP, ouvert aux prototypes; une classe qui rassemble les meilleurs pilotes du monde (pas tous, mais ça, c’est un autre problème politico-économique) et dont le programme est complété par deux catégories qui se portent bien et qui assument désormais totalement leurs rôles formateurs (Moto3, puis Moto2). On attribue trois titres mondiaux et on renforce la base de la pyramide par des compétitions continentales, idéalement des coupes de marque, comme la Red Bull Rookies Cup.

Le superbike? Désolé, mais on supprime. Pas assez de différences techniques entre le MotoGP et le SBK d’aujourd’hui, trop entre le même SBK et la moto de série. Les spectateurs sont en forte baisse – 12’500 au Lausitzring le week-end dernier, chiffres officiels… donc on imagine facilement qu’ils étaient exagérés -, ce championnat n’a plus sa place dans une offre de sport-spectacle toujours plus vaste. Par quoi le remplacer? Par du superstock, qu’il s’exprime à la fois en 600 et en 1000 cc. Dans quel cadre? L’endurance, nous y voilà, un retour et un hommage aux origines mêmes des sports motorisés, terrains parfaits de développement non seulement mécaniques, mais de toute une série d’équipements et d’accessoires divers.

Vous me suivez: plus que trois titres mondiaux en vitesse, un en endurance et le nombre de compétitions continentales, puis nationales, que vous voulez. Les budgets actuellement engagés en SBK (Aprilia, Kawasaki, voire BMW) feraient du bien en MotoGP et en endurance. Et l’offre globale serait ainsi un peu moins variée, donc plus facilement compréhensible par la majorité du public.

Un vœu pieu? Pas sûr. Pas sûr du tout…

Stay tuned !

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