Marquez : monsieur 100% et les trois points du Mans !



En 2013, lorsque Marc Marquez a débarqué en Grand Prix, il a d’abord surpris tout son monde en étant rapide dès les premiers essais. Mais c’est surtout lors des tests privés à Austin que le gamin avait fait comprendre aux trois fantastiques qu’étaient Rossi, Lorenzo et Pedrosa qu’avant même la première course de la saison il avait déjà sa carte de membre de leur club très select en poche.

Il réussissait l’exploit de remporter le championnat pour sa saison de rookie avec 4 points d’avance sur Jorge Lorenzo.

A l’époque, ses nombreuses erreurs étaient alors compensées par la fougue du débutant qui faisait déjà des miracles.

En 2014, Marquez débarque pour sa seconde saison auréolé d’un premier titre et des louanges de la presse entière. Les retraités n’en croient pas leurs yeux tandis que ses adversaires qui l’admirent devant les caméras, sont déjà prêts à lui bouffer les yeux à la première occasion.

Mais le gamin surfe sur la vague du succès et déroule ! 10 GP, 10 victoires…what else ! Les sourires de façade s’estompent et les dents de carnassiers apparaissent face au rituel du pilote Repsol montrant le nombre de ses victoires sur ses doigts.

Marquez ne bat pas ses adversaires, Marquez-les écrase, les ridiculise. Il gagnera encore trois des huit derniers Grand Prix et une fois de plus, coiffera les lauriers à Valence avec 67 points d’avance sur Rossi, un affront que l’Italien n’oubliera pas.

En 2015, en revanche, sa machine ne lui permet plus d’exploiter son potentiel sans prendre de risques inconsidérés alors Marquez force et Rossi le comprend. Rossi comprend que Marquez va s’énerver et comme il est plus rapide que la saison précédente et Marquez moins rapide, il le titille et ça marche.

Dès l’Argentine, Marquez n’est plus dans le coup. Le vieux l’embête et il s’entête. Il trébuche mais il le lui fera payer en Australie ! C’est moche, c’est vilain mais c’était une question d’honneur, d’égo, de talent peut-être.

Enfin, en 2016, le pilote a appris de ses erreurs. La fin de Championnat 2015 a fatigué Rossi, elle a libéré Marquez. Plus besoin de faire des courbettes, plus besoin de jouer les copains, plus besoin d’aller au ranch en Italie. Malheureusement, le début de saison est compliqué avec une Honda en délicatesse mais Marquez résiste, gagne à Austin, profite d’un flag to flag en Argentine. Il magnifie ses points forts pour estomper les difficultés de sa machine. Il tombe au Mans mais repart pour marquer 3 points (ceux-là même qui font qu’aujourd’hui il n’a pas droit à une erreur mais bien à deux). Rossi casse au Mugello, lui se bat jusqu’à la fin sur un circuit annoncé comme un tombeau pour sa RCV.

A Assen, Rossi est plus fort mais Rossi part à la faute pendant que lui, tranquille, laisse gentiment gagner Jack Miller. Pourquoi risquer, ils sont tous au tapis ou presque.

La seconde partie de la saison commence et Rossi le devance lors des quatre premières courses. Pas de panique. Il perd mais il perd peu et il sait qu’en Aragon, ses adversaires pourraient ne pas être à la hauteur.

Une idée de l’écart entre lui et le reste au Motorland ? 631 millièmes…son avance sur Viñales en Q2. Un gouffre !

Et en course, après une première tentative avortée en raison d’une erreur, il revient sans forcer, reprend ses adversaires un à un et leur inflige une déverrouillée dont il a le secret.

Qui peut encore l’empêcher de gagner le Championnat ? Personne si ce n’est peut-être, éventuellement, un vieux démon ou l’autre de son esprit.

Gagnera-t-il le Championnat au Japon ? Certainement pas. Le gagnera-t-il à Valence ? Aucun doute !         

« La chose importante est de gagner ce championnat, peu importe quand. Je ne pense pas que je vais le faire au Japon, ce serait comme gagner à la loterie !

Si vous voulez être champion, il y a des moments où vous devez prendre les risques qu’il faut. La chose importante est que nous avons attendu notre moment. Si je n’avais pas gagné ici en Aragon, je n’aurais pas bien terminé le week-end.

Bien entendu, Phillip Island et Valence sont de bons circuits pour moi. A Motegi, l’an dernier, j’étais aussi fort dans des conditions sèches, puis sur piste humide, l’histoire était différente. En Malaisie, avec le nouvel asphalte, nous verrons comment nous pourrons gérer.

Mais nous devons garder la même mentalité – si nous arrivons le dimanche et que nous ne pouvons pas gagner sur la piste où j’ai mis un point rouge au calendrier, ce n’est pas un problème. Nous attendrons ».

Stay tuned !

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Source interview : Motorsport

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