#MalaysianGP : Ducati a mis la pression sur Iannone pour qu’il revienne ! Raisonnable ?



Comme nous vous l’annoncions hier, Andrea Iannone sera bel et bien au départ du Grand Prix de Malaisie qui aura lieu ces 28, 29 et 30 octobre sur le circuit de Sepang qui, pour l’occasion, a fait peau neuve avec un tout nouvel asphalte.

Une décision qui a de quoi surprendre puisque, rappelons-le, l‘Italien vient de manquer les quatre derniers Grands Prix, que la Malaisie est la dernière étape de la tournée asiatique et qu’après en avoir déjà manqué deux au bout du monde, on pourrait se demander pourquoi vouloir disputer absolument le troisième. D’autant que la blessure du pilote italien était plutôt sérieuse puisque, rappelons-le, il souffrait d’une fracture de la vertèbre thoracique T3.

Mais tout cela tient peut-être dans le fait qu’au lendemain de sa chute, l’italien s’était offusqué du fait qu’on lui refuse le droit de continuer son Grand Prix national à Misano. On se souvient qu’il avait été jusqu’à rameuter les médecins de la clinique où il avait été admis quelques plus tôt pour contrer le verdict des médecins de la Dorna.

« A Misano, à chaud, je ne m’étais pas rendu compte de la gravité du problème » dit-il, « et puis, je voulais juste essayer de piloter. Je n’y ai pas été autorisé et j’ai dû aller en Aragon deux semaines plus tard pour essayer de comprendre mon état ».

Mais là, la douleur s’était bien installée et c’est de lui-même qu’il renonçait : « Je n’ai pas roulé parce que j’ai compris que je ne pouvais pas. Ensuite, je suis resté coincé du dos une semaine ».

Mais alors pourquoi s’être déplacé jusqu’en Malaisie ? L’amour de la moto ? Peut-être mais pas seulement visiblement ! « Ducati m’a mis la pression, mais aussi les autres. Que voulez-vous, hein, alors j’ai pris l’avion, mais c’était une souffrance incroyable et l’humidité qui règne ici ne va pas m’aider ».

Il lui reste bien entendu la possibilité de renoncer dès la première séance mais cela, il n’en a pas envie…pas envie d’avoir voyagé jusque-là pour rien.

« Renoncer et être venu ici pour rien ? Non, je vais essayer, parce que je veux courir. C’est une des dernières chances pour moi de rouler sur ma Ducati » et ce même si « je ne me sens pas mal, mais pas en parfait état. Ce fut une situation difficile à accepter, surtout car lorsque je me suis blessé, je traversais un moment très positif. Malheureusement, je n’avais aucune expérience avec ce type de blessure et je n’ai pas réalisé qu’elle nécessitait des temps de récupération longs … ça fait un mois et ça me semble une éternité ».

Drôle et sale histoire à la fois où on espère juste que dimanche soir, les patrons de Ducati pourront dormir sur les deux oreilles et sans avoir à regretter d’avoir mis la pression de trop, sans regretter d’avoir considéré les pilotes comme des machines.

Parce qu’on le sait, on le répète, on les vénère pour cela ! Ces pilotes sont des gladiateurs et se considèrent comme tel. Le mérite à celui qui revient le plus vite, celui qui roulera le plus blessé… mais les gladiateurs aussi avaient des faiblesses et mourraient dans les arènes.

Alors à deux rendez-vous de la fin de saison, avec un pilote qui ne sera plus dans l’écurie en 2017, était-ce vraiment bien nécessaire de lui imposer un tel déplacement pour rouler sur une MotoGP ? Car c’est bien ça le problème, Iannone n’a pas été convoqué pour une balade en forêt, il a été convoqué pour rouler sur une machine qui, pour reprendre les mots de Stoner au soir de son dernier Grand Prix du Japon, est capable de vous envoyer sur la lune à chaque sortie de virage.

Réponse dimanche et en attendant, on croise les doigts pour l’italien.

Stay tuned !

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Source : GPOne

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