Les 19h30 de PHP : Rendons à Régis…



Vous avez été nombreux la semaine dernière – et vous aviez entièrement raison!! – à me faire remarquer mon incroyable oubli, la victoire en 500 de Régis Laconi.

Aucune excuse de ma part, d’autant plus impardonnable que j’étais là, ce dimanche 19 septembre 1999 sur le circuit de Valence, qui sera d’ailleurs le théâtre du dernier Grand Prix de la saison 2016 le week-end prochain.

Voilà donc une belle occasion de réparer mon erreur et de rendre hommage à Régis Laconi, dernier pilote français vainqueur en catégorie-reine.  Plus que de la course elle-même, l’image que je garde de ce jour de gloire, c’est Régis remontant l’allée des stands après son triomphe, ému aux larmes, serrant dans ses bras à les étouffer tous ceux qu’il croisait, le visage irradié d’un bonheur immense.

A 24 ans, il entrait dans le cercle fermé des vainqueurs d’un GP 500. Sur sa lancée, Régis devait d’ailleurs monter sur le podium du Grand Prix suivant à Philipp Island (3e derrière Okada et Biaggi).

Une belle revanche pour Régis qui avait fait ainsi taire ses détracteurs, car il avait réussi là où Olivier Jacque avait échoué : s’imposer en catégorie-reine.

Sacré champion d’Europe 250 devant O.J., Régis avait ensuite vécu dans l’ombre de son rival et ancien coéquipier de l’équipe de France, en accédant au Championnat du monde 250. Pilote généreux, talentueux, Régis était très aimé des motards et son unique victoire en 500 combla tous ses fans.

Cotoyer Régis, c’est vivre à cent à l’heure ! Ce gars-là est toujours à bloc ! et croyez-moi, je serrais les fesses dès qu’il était au volant car les trajets hotel circuit tournaient souvent à la course-poursuite pour peu qu’un autre pilote ne vienne le chatouiller (n’est-ce pas Arnaud Vincent!!)

En 500, Régis avait connu l’ère Doohan avec lequel il n’hésitait pas à frotter les carénages, s’attirant les foudres du quintuple champion du monde qui régnait alors sur la catégorie : « Lorsqu’il était en pole, sur la grille juste avant le départ, Doohan se retournait et nous défiait d’un regard terrible , du genre ça va être dur pour vous les gars !« , m’avait raconté Régis qui était pourtant difficile à impressionner.

Sa fougue lui a parfois joué des tours car Régis a souvent tâté du bitume dans sa carrière, comme en Autriche pour sa première saison 500 où il fut violemment percuté à terre, foie éclaté. C’est encore un très grave accident en Mondial Superbike à Kyalami en 2009 qui a mis un terme définitif à la carrière de ce « dur à cuir », dix ans après son unique succès en 500. Alors rendons à Régis ce qui appartient à Régis!

Stay tuned !

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