Loris Baz : « Pas venu pour baisser les bras »



Loris Baz est un battant. Si sa saison 2016 n’est « pas vraiment positive » selon ses dires, pas question de se décourager pour autant. Le français reste plus motivé que jamais ; l’avenir dans le viseur.

Le magasin Maxxess de Chambray-Lès-Tours (37) a connu, vendredi 18 novembre, une affluence record. Trois heures durant, des centaines de personnes sont venues partager un moment avec Loris Baz, Randy de Puniet, Régis Laconi, Fabien Foret, Kenny Foray ou encore le dessinateur Thieum… rien que ça ! « Ze French Day » a fait carton plein.

L’occasion de constater que la popularité du Bazooka ne cesse de croître. Galvanisé par un public qui se multiplie à chaque course, le français entend bien corriger le tir en 2017 après des mois compliqués. À bientôt 24 ans, il s’apprête à aborder sa 3ème saison en MotoGP, la seconde au guidon de la Ducati Avintia. Entre dédicaces et photos prises avec ses fans, il a répondu à nos questions.

GPI : Pneu qui explose aux tests de pré-saison, abandon technique en Argentine, percuté à Jerez, accroché au Mugello avec des fractures au pied en conséquences, un autre effroyable accrochage à Silverstone, souci mécanique en Australie… On a l’impression qu’en 2016, un chat noir s’est posé sur toi et ne t’a jamais lâché.

Loris : « Je n’ai jamais aimé parlé de malchance parce que pense que la chance, à un moment ça se provoque. Mais cette année, il y a vraiment des choses où on ne pouvait rien faire. Je me suis fais percuter, il y a eu de grosses blessures… C’est compliqué de se battre contre ça. La seule chose à faire était de toujours essayer de revenir au plus vite, rouler le plus vite possible ».

Malgré ces mésaventures tu es passé trois fois en Q2, a fait deux top-5 et a marqué plus de points qu’en 2015. Ce sont ces choses positives que tu retiens ?

« Non, il n’y a pas vraiment de positif cette année excepté 2 courses à Brno et Sepang, où j’ai montré que je savais tirer mon épingle du jeu quand il fallait le faire et que les conditions le permettaient. Le problème est qu’avec toutes ces chutes et ces blessures, j’ai beaucoup moins roulé que les autres. J’ai manqué de rythme sur toute la fin de saison, j’étais blessé et physiquement ce n’est pas encore le top ».

Justement, comment ça va aujourd’hui ?

« Ça va, il y a toujours des plaques dans mon pied (accroché par Bautista en Italie le 22 mai 2016, N.D.R.L.) mais je me fais enlever ça en décembre. Ça ira mieux après ».

Après un an de Yam’ Forward et un de Ducat’ Avintia, qu’est-ce que tu peux nous dire de leurs différences ?

« Avec la Yamaha c’est compliqué d’aller très vite, mais à partir du moment où on a fait un bon tour c’est facile de le répéter. Sur du 20-30 tours elle est facile à emmener. La Ducati est beaucoup plus physique mais elle a un gros potentiel, un gros moteur, des points forts et des points faibles. Les nouveaux pneus ont eu de l’influence, ils ont beaucoup changé les réglages de la machine au fur et à mesure des courses. Avec les blessures au milieu, au final j’ai été loin d’exploiter le maximum de la moto ».

Exit la GP14.2, tu as pu essayer la GP15 à Valencia. Ça s’annonce comment ?

« La 14.2 était une modification de la 14 par Gigi Dall’Igna, la 15 est la première entièrement conçue par lui et elle est meilleure. La boîte seamless est plus rapide, le moteur marche mieux, le châssis est meilleur… Il y a eu du positif à Valencia, mais il faut continuer à travailler pour trouver les bons réglages. Il y a du potentiel ».

Laverty et Bradl quittent le MotoGP pour le Superbike parce qu’ils considèrent qu’ils n’ont pas un matériel suffisamment compétitif ici. N’as-tu jamais pensé à les suivre ?

« Non. Après je pense que Laverty repart également car il n’avait pas d’offre pour rester, et pour Bradl aussi c’était compliqué d’avoir un guidon. J’ai 23 ans, Laverty en a 30 et Bradl 26 (27 fin novembre, N.D.L.R.), j’ai le temps de continuer à me battre pour essayer de percer et voir ce que l’avenir apporte. L’an dernier il y avait eu de bons moments et de bonnes courses. Je suis venu ici, c’est pas pour baisser les bras après 2 saisons ».

La première fois qu’on s’est parlé tu étais en Superstock 600. Depuis tu es passé par le STK1000, le British Superbike, le mondial SBK et aujourd’hui tu vas attaquer ta 3e année en MotoGP. Tu te vois où dans 5 ans ?

« J’espère être toujours en MotoGP, dans un team officiel ! (sourire). Avec la meilleure équipe possible et une machine au plus proche possible d’une moto officielle. C’est ce que j’aimerais, c’est pour ça que je me bats ».

Dédicaces au Maxxess de Tours © Daryl Ramadier/GPI

Stay tuned !

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