Le voleur a toujours une longueur d’avance…



La formule est connue, qui rappelle que dans la vie, le voleur (le tricheur, aussi) a toujours un coup d’avance sur la police. Que, lorsque les forces de l’ordre découvrent une nouvelle solution pour surprendre les méchants, ceux-ci ont déjà en réserve une tactique plus efficace. Les suiveurs de courses cyclistes – et de beaucoup d’autres disciplines sportives – le savent mieux que quiconque quand on parle de guerre au dopage…

Dans le cadre qui nous intéresse, ce n’est pas de cela qu’il s’agit. En fin de saison dernière, les responsables du championnat du monde ont décidé d’interdire les éléments aérodynamiques extérieurs en MotoGP, ces petits ailerons découverts d’abord chez Ducati et que chaque constructeur avait ensuite adaptés selon ses propres expériences et son propre travail.

Cette décision avait provoqué des réactions opposées, certains appuyant l’idée pour des questions économiques – comme si on voulait nous faire croire qu’il est possible de pratiquer la compétition motorisée au plus haut niveau en économisant de l’argent! -, d’autres rappelant au contraire que la course est née dès la fin du XIXe siècle pour servir de banc d’essais aux premiers constructeurs, la liste des éléments nés de la compétition et dont chacun dispose aujourd’hui sur la route étant longue comme un jour sans pain.

Comment ont réagi les principaux acteurs de cette affaire? Conscients que celui qui n’avance pas recule dans ce milieu aussi compétitif, les ingénieurs ont fait travailler leurs méninges et dès la présentation du team officiel Ducati à Bologne, on laissait entendre que des choses intéressantes avaient été trouvées et que les curieux ne découvriraient la version définitive de la GP17 qu’au Qatar, à une semaine du premier GP. Pour que les concurrents des «rouge» ne puissent pas contrer immédiatement les Desmosedici…

Or, dès lundi à Sepang, on a découvert sur la Yamaha M1 de l’un des deux pilotes tests de la marque, Kohta Nozane, une sorte de double carénage, que Rossi a ensuite essayé avant que la pluie n’arrive. Ce système permettrait de créer à l’intérieur du carénage traditionnel une déportance qui était assurée l’an dernier par les «winglets» extérieurs. De quoi assurer quelques nuits blanches aux garants de la loi – en attendant l’apparition des roues lenticulaires ? – qui ont découvert dès le premier rendez-vous officiel de la saison 2017 qu’il y avait toujours moyen, pour les esprits malins, de lire de plusieurs façons les règlements les plus stricts.

C’est aussi pour cela que la course est si belle. 

Stay tuned!

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Photo : crash.net

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