Thomas Lüthi : “J’ai encore des points d’interrogation”

Cité logiquement comme l’un des grands favoris pour le titre mondial Moto2, le Suisse Thomas Lüthi, vice-champion en titre, n’a signé « que » le dixième chrono des essais IRTA de Jerez de la Frontera. Interview… 

Jeudi soir, vous nous disiez : « S’il y avait course demain, oui, je serais nerveux. Mais ce ne sont que des tests, heureusement. » Votre avis a-t-il changé à la fin de ces essais de Jerez ?

Vendredi matin, pour la première fois de la saison, je me suis découvert un joli sourire sous mon casque, ce qui est très bon signe. Nous avons gagné une demi-seconde et je dois dire un grand merci à toute mon équipe, rassemblée autour de Gilles Bigot, qui a travaillé jusqu’à 3 heures du matin.

Comment expliquer cette situation ? Le Lüthi très fort de la fin de saison 2016 est-il en crise ? La Kalex a tellement changé cet hiver ?

Le châssis est différent, Kalex a travaillé sur la rigidité et nous avons mis du temps à trouver les bonnes solutions ; j’ai eu beaucoup de peine à sentir la roue avant, ce qui explique le nombre inhabituel de chutes durant les essais hivernaux, six si je compte bien. Il y a d’abord eu un sérieux highside sans conséquence à Valencia, puis chaque fois des chutes qui se ressemblaient, souvent à petite vitesse, la roue avant qui décroche sans prévenir.

Moralement, comment vivez-vous les difficultés actuelles ?

Bien sûr que je serais plus heureux si tout était facile, si j’alignais les meilleurs chronos dès maintenant. Mais je sais que je n’ai rien perdu de ma vitesse, de mon pilotage. Donc, le principal, c’est de rester calme. Physiquement, je suis en parfaite condition ; mentalement, il est vrai que pendant ces trois jours de Jerez, j’ai connu des périodes un peu plus difficiles, tellement nous y avons essayé de choses, tellement il fallait réfléchir à ce que nous faisions. Mais le but n’était pas de chasser la pole position en Espagne ; ce sera beaucoup plus important à Doha, le samedi soir 25 mars…

Avez-vous imaginé, dans le courant de ces tests, ressortir une Kalex 2016 du musée, puisque vous semblez connaître des soucis d’adaptation à la nouvelle moto ?

Nous avons pensé à beaucoup de choses (il rigole). Donc aussi à cela. Mais finalement, même si nous ne sommes pas où nous le voudrions, nous ne sommes pas très loin non plus. Nous avons encore trois jours de travail à Losail cette fin de semaine, des pilotes Kalex ont signé les meilleurs chronos de Jerez, nous allons donc nous aussi trouvé la solution.

Quelle a été votre réaction, mercredi, quand vous avez vu que la nouvelle KTM allait si vite ?

Oliveira a été impressionnant… avant de tomber lui aussi. Il est vrai que l’an dernier, j’étais proche d’accepter l’offre qui m’avait été faite de développer cette moto. Mais je sais pourquoi je suis resté où je suis. Je sais jusqu’où je peux arriver avec cette moto et cette équipe. Toute mon énergie, je la mets dans ce projet.

Stay tuned !

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