La colonne à Jicé: Vent de fronde sur le MotoGP



On parle beaucoup météo dans le paddock de Losail. On connaissait le sirocco, la bise, le mistral, la tramontane, voire le joran – bon là, pour les non-Neuchâtelois, je ne suis pas sûr que ça le fasse -, on a découvert ce soir un souffle qui bouscule de puissants monuments. Le vent de fronde qui souffle désormais sur la classe MotoGP…

Les exploits à répétition de Maverick Viñales lors des tests hivernaux avaient, d’abord, interpellé. Puis, logiquement, certains avaient commencé de dire que ouais, bon, mais les tests c’est une chose, on verra ce qui se passera dès que cela deviendra véritablement sérieux; les mêmes, depuis ce jeudi, ont adapté leur discours: «Viñales qui met 6 dixièmes à Marquez et près de 1,5 seconde à Rossi? Ouais, bon. Mais ce sont des essais libres. Pire, la première séance, seulement. On verra ce qui se passera vendredi, samedi, et plus encore dimanche…» Comme s’il leur était difficile d’admettre que le phénomène Maverick Viñales, déjà repéré dès ses débuts sur deux-roues, était bien une réalité.

Sa démonstration a été impressionnante. Et même si Marquez a réussi, une partie de la séance, à rester à son contact, l’addition est sévère pour le champion du monde en titre, assurément le pilote qui le connaît le mieux pour l’avoir affronté à de nombreuses étapes de leurs carrières respectives: «Même si nous n’avons jamais couru l’un contre l’autre sur la longueur d’un championnat», rappelait Marc mercredi soir.

Vent de fronde, suite. Jonas Folger quatrième, Johann Zarco huitième, tous les deux devant Valentino Rossi: «Par moments, je me demande si je ne rêve pas tout éveillé», rigole Hervé Poncharal, le patron de Tech 3, qui n’a pas manqué de faire de précis petits calculs, ceux qui disent que si l’on prend le temps idéal, ses deux pilotes occuperaient les quatrième et cinquième places, Zarco juste devant Folger. C’est beau, quand le vent du sud rencontre celui du nord…

Vent de fronde? Loris Baz. Sixième de cette première hiérarchie 2017, à 17 millièmes du meilleur pilote Ducati du jour, Jorge Lorenzo!

Vent de fronde? Aleix Espargaró, dixième avec l’Aprilia, qui prouve qu’il est non seulement un formidable pilote de développement, mais qu’il reste un sacré guidon.

Les palmiers plient par ces attaques venteuses? Et puis… Espérons juste qu’Éole ne demande pas à être accompagnée, ces prochains jours, d’Anzar. Dans la mythologie berbère, c’est le nom que l’on donne au Dieu de la pluie et de l’eau!

Stay tuned !

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